La capacité d'une substance à absorber l'eau dépend de deux facteurs essentiels : sa perméabilité et sa surface spécifique. Une substance très perméable comme le sable laisse facilement pénétrer l'eau, mais sa surface limitée l'empêche d'en retenir beaucoup. Dans un sol, c'est principalement la quantité d'argile et son agrégation qui déterminent l'étendue de la surface disponible pour capter l'eau.
La texture du sol
La texture d'un sol correspond à la proportion de sable, de limon et d'argile qu'il contient. Sa détermination repose sur la fraction de terre fine, c'est-à-dire tous les matériaux dont la taille est inférieure à environ 6 millimètres, ce qui exclut les éléments plus gros que le sable très grossier. Cette fraction se divise en trois classes granulométriques : le sable, puis le limon, et enfin l'argile, le matériau le plus fin du sol. Règle générale : plus la texture est fine, plus le sol peut absorber d'eau.
L'argile : championne de l'absorption
Les particules d'argile sont microscopiques, parfois composées de quelques atomes seulement. Leur taille minuscule crée, lorsqu'elles sont réunies en grande quantité, une multitude d'espaces interstitiels très réduits. À l'inverse, les particules plus grosses comme le sable sont massives : le volume total des espaces entre elles reste inférieur à celui observé entre un même volume de particules d'argile. Cette multitude de petits espaces offre une immense surface sur laquelle les molécules d'eau peuvent adhérer. C'est pourquoi l'argile possède, parmi tous les matériaux minéraux du sol, la plus grande capacité d'absorption d'eau.
Le rôle limité de la terre végétale
La couche superficielle du sol concentre l'essentiel des nutriments et des organismes vivants. La terre végétale est riche en matière organique à divers stades de décomposition : résidus de plantes et d'animaux, sécrétions racinaires, etc. Cette matière organique peut effectivement absorber et retenir beaucoup d'eau, mais même dans les sols fertiles, elle ne représente qu'un faible pourcentage face à la quantité d'argile présente. De plus, la terre végétale est très perméable : constamment perforée par les racines et traversée par des organismes comme les vers de terre, elle laisse l'eau s'écouler rapidement vers les couches profondes, riches en argile, où elle sera véritablement absorbée.
La capacité de rétention d'eau
On appelle capacité de rétention d'eau l'aptitude d'un sol à retenir l'eau contre l'attraction de la gravité. Grâce à sa finesse extrême et à sa surface spécifique élevée par unité de volume, l'argile peut emmagasiner d'énormes quantités d'eau. Certes, la terre végétale contient de la matière organique capable d'absorber l'humidité, mais sa structure comporte davantage de pores larges que de pores microscopiques. Pour retenir efficacement l'eau, un sol a besoin de matériaux fins créant de minuscules espaces où l'eau peut s'accrocher. L'argile étant bien plus fine que la terre végétale, elle affiche logiquement une capacité de rétention d'eau nettement supérieure.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049484.html
