La quantité de chaleur qu'un sol est capable d'absorber dépend avant tout de sa nature. Un sol se compose d'argile, de limon, de sable, de gravier et de matière organique en décomposition. Chacun de ces éléments possède des propriétés propres — comme sa capacité à retenir l'eau ou la densité avec laquelle ses particules s'empilent — qui influencent directement l'absorption thermique. À retenir également : les sols absorbent la chaleur plus rapidement que l'eau, mais ils la perdent aussi plus vite.
Les composants du sol
Les composants du sol se classent selon leur taille. L'argile se forme lorsque les minéraux et la matière organique sont broyés en particules microscopiques, ce qui lui donne cette texture lisse et glissante si caractéristique. Vient ensuite le limon, dont les particules fines ne sont qu'à peine plus grosses que celles de l'argile. Le sable, familier à tous ceux qui ont foulé une plage ou joué dans un bac à sable, se compose de petits fragments de minéraux, généralement du quartz. Enfin, les petits cailloux constituent le gravier, la particule la plus grossière du sol.
La matière organique
Les sols contiennent des quantités variables de matière organique issue d'organismes morts. Les milieux riches en plantes et en animaux produisent des sols plus riches en matière organique : comparez par exemple un sol de montagne au sol d'un désert sablonneux. Seule une partie de ces débris est broyée suffisamment finement pour intégrer la fraction argileuse ; une grande partie subsiste sous forme de fragments plus volumineux. Or, la matière organique retient l'eau et absorbe mal la chaleur : c'est pourquoi un paillage organique permet de garder le sol frais et humide.
L'eau contenue dans le sol
Selon sa composition, chaque type de sol retient des quantités d'eau très différentes. Un sol riche en gravier et en sable présente une forte porosité, c'est-à-dire de nombreuses poches d'air. L'eau s'y écoule librement, alors qu'elle est retenue par les sols denses composés d'argile, de limon et de matières organiques. Les particules minuscules d'argile et de limon adhèrent les unes aux autres, comblant ainsi les poches d'air. Conséquence directe : un sol mouillé absorbe la chaleur plus lentement.
L'absorption de la chaleur
Un sol très sablonneux absorbe davantage de chaleur qu'un sol riche en matière organique, en limon ou en argile. Il suffit de marcher pieds nus sur une plage par une chaude journée pour le constater. Le sable contient beaucoup de quartz et d'autres minéraux capteurs de chaleur, tandis qu'un sentier de montagne regorge d'argile, de limon et de matière organique. Résultat : le sentier reste frais pendant que le sable sec brûle sous vos pieds.
En résumé, plus un sol est sec, poreux et riche en quartz, plus il emmagasine de chaleur. À l'inverse, un sol dense, humide et riche en matière organique demeure nettement plus frais.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007006545.html
