Entre les extrêmes d'un marécage et des sables du désert, la plupart des sols possèdent le niveau d'humidité nécessaire pour soutenir les plantes essentielles à l'être humain. Les sols traversent un cycle naturel : ils s'humidifient, se dessèchent, puis s'humidifient à nouveau. Les plantes, les micro-organismes et les animaux vivant dans le sol se sont adaptés à ces cycles, qui peuvent durer de quelques jours à quelques semaines. Toutefois, un excès comme un manque d'eau nuit à la plupart des végétaux.
Composition du sol
La nature des particules qui composent le sol détermine la quantité d'humidité qu'il peut retenir. Un sol sableux possède de nombreux espaces entre ses particules, capables de contenir une grande quantité d'eau, mais ces particules plus grosses laissent également l'eau s'écouler librement, ce qui assèche rapidement le sol. À l'inverse, les sols argileux offrent peu d'espace pour stocker l'eau, mais une fois infiltrée, celle-ci y demeure beaucoup plus longtemps que dans le sable.
Un équilibre entre ces deux tailles de particules, enrichi d'une certaine proportion de matière organique telle que le compost, offre au sol les meilleures conditions pour retenir l'humidité durablement.
Rétention de la chaleur
L'eau est un excellent conservateur de chaleur, et il en va de même pour le sol humide. Celui-ci met cependant plus de temps à se réchauffer, car il dissipe l'énergie solaire par évaporation. Ainsi, un sol humide se réchauffe lentement durant la journée et conserve sa chaleur la nuit, tandis qu'un sol sec chauffe rapidement au soleil et perd sa chaleur tout aussi vite après le coucher du soleil.
Les sols argileux ou riches en matière organique, grâce à leur capacité à retenir l'eau, se réchauffent plus vite qu'un sol ordinaire et emmagasinent la chaleur plus longtemps.
Mouvement de l'eau
L'eau circule dans le sol selon deux mécanismes : la gravité et l'action capillaire. La gravité tire l'eau vers le bas, loin de la surface. Parallèlement, l'évaporation en surface crée une tension superficielle qui remonte l'eau vers le haut : c'est l'action capillaire.
Lorsque le soleil, aidé par le vent, assèche la surface du sol, l'eau s'évapore. Comme l'eau adhère naturellement à l'eau, celle qui quitte la surface entraîne avec elle l'eau située juste en dessous, laquelle attire à son tour l'eau des couches inférieures. Avec le temps, une grande partie de l'humidité remonte ainsi progressivement vers la surface avant de s'évaporer.
Le cycle de l'eau
La pluie tombe sur le sol dans le cadre du grand cycle de l'eau. Cette eau infiltrée offre aux micro-bactéries et à la faune du sol les conditions indispensables à leur survie. Celles-ci décomposent alors les minéraux et la matière organique, libérant les nutriments chimiques dont les plantes ont besoin pour leur énergie et leur croissance.
Ces éléments nutritifs sont transportés par capillarité depuis les racines, à travers la tige, jusqu'aux feuilles. Celles-ci restituent ensuite de l'eau à l'atmosphère par transpiration ; cette vapeur retombe finalement sous forme de pluie, relançant ainsi le cycle.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049353.html
