Les municipalités exigent que les entrepreneurs réussissent une série d'inspections avant d'autoriser la construction de maisons sur leur territoire. Ces contrôles effectués tout au long du chantier garantissent le respect du code du bâtiment local. Parmi les inspections les plus importantes figure l'inspection de la charpente, qui intervient généralement à mi-parcours des travaux.
À quel moment a-t-elle lieu ?
L'inspection de l'ossature intervient généralement après la construction d'autres parties de la structure, déjà validées par le service du bâtiment. La toute première inspection porte sur les semelles de fondation : elle vérifie que la base des fondations peut supporter en toute sécurité le poids des murs en béton qu'elle devra porter. Une seconde inspection a ensuite lieu une fois les fondations achevées.
D'autres contrôles, notamment ceux des installations électriques et de plomberie, peuvent également précéder l'inspection de la charpente, selon les exigences propres à chaque municipalité.
Les conditions préalables
Le service du bâtiment exige habituellement que certains éléments soient terminés avant le passage de l'inspecteur :
- les installations électriques, de plomberie et de CVC en attente, y compris la pose des gaines, des bouches de ventilation et des tuyaux nécessaires ;
- aucun isolant ne doit encore être posé : cette étape attend l'approbation de l'inspection de charpente ;
- la pose des finitions intérieures des murs, comme les plaques de plâtre, doit elle aussi être différée jusqu'à après l'inspection.
Le déroulement de l'inspection
Lors de sa visite, l'inspecteur du service du bâtiment vérifie la conformité de la structure au code du bâtiment en vigueur. Il s'assure d'abord que toutes les inspections précédentes ont été réalisées et validées par l'entrepreneur.
Il contrôle ensuite plusieurs points essentiels :
- vérifier que les travaux d'électricité et de plomberie n'ont pas endommagé les éléments porteurs de l'ossature ;
- s'assurer que le clouage de la charpente et la hauteur minimale sous plafond respectent les normes ;
- contrôler la solidité et la bonne installation de l'escalier ;
- confirmer que les murs, les solives et la toiture ont été correctement montés.
Bien se préparer pour éviter un refus
Pour maximiser ses chances de validation, l'entrepreneur doit veiller à respecter scrupuleusement les plans approuvés par la municipalité. Tout écart par rapport aux plans originaux risque en effet d'entraîner un échec de l'inspection.
Quelques bonnes pratiques permettent d'anticiper les problèmes :
- vérifier les moindres détails, notamment la présence du matériel de fixation et des attaches adaptés à chaque point de la structure ;
- conserver sur le chantier toutes les étiquettes attestant des inspections précédentes ;
- tenir à disposition de l'inspecteur tous les permis de construire et documents pertinents liés au projet.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007123127.html
