Le mûrier blanc (Morus alba) et l'oranger des Osages (Maclura pomifera), parfois appelé pomme de Maclure, appartiennent tous deux à la famille des Moracées et produisent des fruits remarquables. Pourtant, ces deux espèces se distinguent par leur taille, leur port et leurs besoins de culture. Originaire de Chine, le mûrier est cultivé comme arbre ornemental depuis des siècles, tandis que l'oranger des Osages, natif du sud-est des États-Unis, était traditionnellement planté en haies défensives. À noter que dans de nombreuses régions d'Amérique du Nord, le mûrier est aujourd'hui considéré comme une espèce envahissante menaçant les arbres indigènes.
Taille, forme et croissance
Le mûrier peut atteindre environ 15 mètres de hauteur avec une envergure équivalente. Sa couronne arrondie a tendance à s'étaler et à s'élargir avec l'âge. L'oranger des Osages, quant à lui, mesure entre 12 et 18 mètres de haut, avec une envergure presque identique, et présente également une couronne large et arrondie.
Les deux espèces affichent une croissance rapide : le mûrier gagne plus de 90 centimètres par saison de végétation, tandis que l'oranger des Osages peut croître jusqu'à 90 centimètres par an. Ces arbres conviennent donc aux jardins spacieux où ils disposent de place pour s'épanouir.
Feuillage
Le mûrier possède des feuilles vert foncé, brillantes et dentées sur les bords. Son feuillage peut être simple ou lobé, les deux formes pouvant coexister sur une même branche. Les feuilles, disposées de manière alterne, peuvent atteindre 20 centimètres de long.
À l'inverse, les feuilles de l'oranger des Osages mesurent entre 5 et 13 centimètres, sont d'un vert vif, simples et munies d'une pointe effilée. En automne, le feuillage du mûrier prend des teintes jaunes assez ternes, tandis que celui de l'oranger des Osages vire au jaune-vert avant la chute des feuilles.
Fleurs et fruits
Du mois de mars au mois d'avril, le mûrier fleurit en chatons pendants composés de minuscules fleurs jaunâtres. L'oranger des Osages fleurit plus tardivement, vers juin, en produisant de petites fleurs verdâtres. Dans les deux cas, la floraison reste discrète et peu décorative.
Les fruits, en revanche, sont bien plus spectaculaires. Ceux du mûrier, d'environ 2,5 centimètres, apparaissent sous forme de drupes cylindriques blanches ou roses qui mûrissent en rouge, noir ou violet au milieu de l'été. Doux et semblables à des mûres de ronce, ils attirent oiseaux et animaux sauvages, ce qui peut engendrer quelques désagréments sous l'arbre. Certaines variétés, comme « Chaparal », sont stériles et ne produisent aucun fruit.
L'oranger des Osages produit quant à lui des fruits impressionnants, gros comme des pamplemousses, qui arrivent à maturité en automne. Ces fruits, aussi appelés « pommes de haie », sont constitués d'amas de petits fruits verts soudés entre eux. Non comestibles pour l'homme, ils sont néanmoins appréciés comme répulsif naturel contre certains insectes.
Exigences culturales
Le mûrier est rustique dans les zones de rusticité USDA 4 à 8, tandis que l'oranger des Osages supporte les zones 4 à 9, ce qui lui confère une légère avance en termes de tolérance au froid et à la chaleur.
Les deux espèces résistent bien à la pollution atmosphérique et à la sécheresse, mais l'oranger des Osages se distingue par sa capacité à prospérer même dans un sol argileux. Le mûrier préfère une exposition plein soleil et un sol riche, frais et bien drainé. L'oranger des Osages apprécie également le plein soleil et un sol drainé, mais tolère aussi bien les emplacements humides que secs — un atout certain pour les jardiniers débutants ou les terrains difficiles.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007113968.html
