Décrit par l'Université Purdue comme l'un des dix arbres les plus utiles au monde, le cocotier (Cocos nucifera) offre des matériaux de construction et de l'ombre grâce à ses palmes, ainsi qu'une valeur ornementale avec sa silhouette immédiatement reconnaissable. Mais son plus grand trésor demeure son fruit : la noix de coco. Sa chair blanche, appelée coprah, est savoureuse et nutritive, tandis que l'enveloppe fibreuse de sa coque brune, la bourre de coco, est très prisée en artisanat. Le cocotier ne peut toutefois être cultivé que dans les régions exemptes de gel.
Le coprah : chair nourrissante et polyvalente
Le coprah peut être prélevé à l'intérieur de la coque et utilisé comme matière grasse saine en cuisine. Séché et râpé, il entre dans la préparation de nombreuses pâtisseries : rochers à la noix de coco, gâteaux et confiseries. Pressé, il donne de l'huile de coco, appréciée aussi bien en pâtisserie que dans les produits cosmétiques.
À partir d'environ cinq mois, la noix se remplit d'une eau claire et légèrement sucrée, riche en vitamines et en minéraux. Cette eau de coco constitue une boisson naturelle très recherchée dans les pays tropicaux.
La bourre de coco : une fibre résistante
Les jeunes noix présentent une enveloppe charnue verte ou bronze, tandis que les fruits mûrs possèdent une coque dure recouverte de bourre et marquée de trois dépressions appelées « yeux ». Selon l'Université Purdue, cette fibre résiste à l'eau de mer et peut être tissée en ficelles ou en cordages solides, autrefois indispensables pour les câbles et les gréements des navires.
Elle sert aujourd'hui à fabriquer des paillassons, des balais, des brosses et des tapis. Quant à la coque dure et au grain fin du fruit, elle peut être sculptée en objets utilitaires tels que des coupes ou des récipients. Les coques peuvent également être brûlées et employées comme combustible.
La multiplication du cocotier
Les noix de coco fraîches peuvent être plantées, avec leur écorce intacte, directement dans un sol sableux, humide et bien drainé, dans un emplacement lumineux et ensoleillé. Cette culture convient aux zones de rusticité 10 et 11 de l'USDA. Même de très courtes périodes de gel décolorent les feuilles et endommagent gravement l'arbre.
Enterrez la noix à moitié, en laissant une moitié exposée à l'air, puis arrosez régulièrement afin de maintenir l'humidité du substrat. Selon Floridata, la germination intervient généralement en deux à trois mois. Faire tremper la noix dans l'eau pendant une à deux semaines avant la plantation peut favoriser ce processus.
Précautions et points de vigilance
Le cocotier est particulièrement vulnérable à une maladie mortelle causée par un phytoplasme, connue sous le nom de jaunissement mortel, transmise par un insecte sauteur. Cette affection provoque d'abord la chute des fruits et le jaunissement du feuillage, puis finit par affaiblir et flétrir la couronne jusqu'à faire mourir l'arbre. Privilégiez les cultivars malaisiens, réputés résistants à cette maladie.
Par ailleurs, la chute des noix de coco représente un danger réel pour les passants, en particulier lorsque l'arbre atteint une grande hauteur. C'est pourquoi elles sont souvent retirées des cocotiers plantés dans les complexes hôteliers. Ces fruits lourds peuvent également causer des dégâts importants aux biens personnels situés à proximité.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007113775.html
