Le coreopsis, également appelé « œil de jeune fille », est une vivace aux fleurs semblables aux marguerites qui offre, selon les espèces, une palette de couleurs allant du jaune à l'or en passant par l'orange. La plupart des fleurs mesurent environ 2,5 cm de diamètre. Bien que rustique et facile à cultiver, cette plante peut être touchée par plusieurs maladies qui affaiblissent sa vigueur, nuisent à son esthétique et peuvent, dans les cas graves, entraîner sa mort.
Jaunisse de l'aster et botrytis
La jaunisse de l'aster, provoquée par un phytoplasme, affecte le coreopsis ainsi qu'environ 300 autres espèces végétales. Elle se manifeste par un jaunissement du feuillage, des tiges déformées et une croissance ralentie. Heureusement, cette maladie est rarement fatale. Elle se transmet principalement par la cicadelle de l'aster (Macrosteles fascifrons), un petit insecte piqueur-suceur dont la lutte permet de limiter la propagation.
Le botrytis, ou pourriture grise, causé par le champignon Botrytis cinerea, s'attaque d'abord aux feuilles situées dans la partie basse de la plante. Celles-ci dépérissent puis se couvrent d'un feutrage blanc ou gris correspondant au centre de reproduction du champignon. Un bon espacement des plants et une aération adéquate limitent son développement.
Pourriture du collet et mildiou
La pourriture du collet, engendrée par le champignon Sclerotium rolfsii, provoque le flétrissement puis le brunissement progressif de la plante jusqu'à sa mort complète. Un feutrage blanc se développe alors à la base du coreopsis. Dès l'apparition des premiers symptômes, il est essentiel d'arracher et de détruire les plants infectés afin d'éviter toute contamination des sujets voisins.
Le mildiou, dû à l'oomycète Plasmopara halstedii, se caractérise par des taches noires sur la face supérieure des feuilles et un duvet blanchâtre sur leur face inférieure. Cette maladie prospère en conditions humides ; éviter l'arrosage par aspersion aide à la prévenir.
Taches foliaires et oïdium
Plusieurs champignons, notamment Cercospora, Septoria et Phyllosticta, sont responsables des taches foliaires sur le coreopsis. Le problème se manifeste d'abord par des taches violettes ou brun clair sur le feuillage. Le risque de contamination peut être considérablement réduit en veillant à garder les surfaces des feuilles sèches lors de l'arrosage, idéalement en arrosant au pied de la plante.
L'oïdium, causé par Sphaerotheca macularis, forme un revêtement blanc cotonneux sur la face supérieure des feuilles. Ce champignon se traite efficacement par l'application de sulfate de cuivre, ou encore de soufre, dès les premiers signes d'infection.
Pourriture des racines et des tiges
La pourriture des racines constitue un problème souvent fatal : elle fait jaunir la plante, qui se flétrit puis meurt. Des fongicides permettent de contrôler cette maladie lorsqu'elle est provoquée par les pathogènes Phymatotrichopsis ou Rhizoctonia. Un sol bien drainé reste toutefois la meilleure protection préventive.
La pourriture de la tige peut quant à elle faire s'effondrer et mourir d'importantes sections de la plante, précédées d'un brunissement caractéristique de la tige. Les plants atteints doivent être retirés et détruits sans tarder.
Enfin, le flétrissement verticillien est une maladie fongique transmise par le sol. Le champignon survit longtemps dans la terre et peut faire dépérir le coreopsis de façon irréversible. La rotation des cultures et l'assainissement des outils de jardinage contribuent à limiter sa propagation.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-flowers/1007105718.html
