Le Tropicanna (Canna indica « Phasion ») est un cultivar spectaculaire de canna, prisé pour son feuillage strié de pourpre, d'orange et de vert ainsi que pour ses fleurs éclatantes orange vif. Adapté aux zones de rusticité 7 à 11 de l'USDA, il peut être cultivé ailleurs en annuelle ou avec un hivernage des rhizomes. Comme toutes les cannas, il demeure vulnérable à certaines maladies fongiques et virales. Certaines ne nuisent qu'à son apparence, tandis que d'autres menacent sérieusement sa santé, voire sa survie. Savoir identifier les symptômes et comprendre leurs causes est essentiel pour garder votre Tropicanna vigoureux et sans problème.
Les maladies fongiques : botrytis et rouille du canna
Deux maladies fongiques s'attaquent fréquemment au canna Tropicanna.
La brûlure botrytienne
Causée par le champignon Botrytis cinerea, elle se développe surtout par temps humide et frais, et touche d'abord les feuilles les plus âgées. Sa présence se manifeste par un duvet grisâtre et cotonneux sur les fleurs, les feuilles et les boutons floraux. Supprimez rapidement les parties atteintes pour freiner sa propagation.
La rouille du canna
Elle apparaît également dans des conditions humides et se traduit par des taches ou pustules orangées, couleur rouille, sur les fleurs, les tiges et le feuillage. Non traitée, elle peut entraîner un jaunissement puis la chute prématurée des feuilles.
Les virus qui infectent le Tropicanna
Trois virus touchent couramment les cannas : le virus de la marbrure jaune du canna, le virus de la mosaïque du canna et le virus de la marbrure du canna. Ils provoquent une décoloration du feuillage : mouchetures, stries, taches et cloquage des feuilles, souvent accompagnés d'un port affaibli et d'une floraison réduite.
Aucun traitement curatif n'existe contre ces virus. Une plante infectée doit être arrachée et détruite afin d'éviter la contamination des autres sujets. Les pucerons et autres insectes suceurs transmettent ces virus de plante en plante : pulvériser un savon insecticide prêt à l'emploi permet de limiter les populations de ravageurs et donc le risque d'infection.
Traiter les maladies fongiques du Tropicanna
Le fongicide à base de cuivre est efficace contre plusieurs maladies fongiques du canna, dont le botrytis et la rouille. À titre préventif, appliquez-le environ deux semaines avant l'apparition habituelle de la maladie, ou lorsque le temps est particulièrement humide. Respectez toujours les doses indiquées sur l'étiquette : en règle générale, diluez environ 15 ml (1/2 once) de produit dans 4 litres (1 gallon) d'eau.
Dès l'apparition des symptômes, pulvérisez le feuillage — dessus et dessous des feuilles — tous les 7 à 10 jours jusqu'à régression de la maladie. Portez toujours un équipement de protection (manches longues, pantalon long, gants et lunettes) lors de l'utilisation de produits phytosanitaires, et évitez de traiter par temps venteux ou en plein soleil.
Mieux vaut prévenir que guérir
La meilleure défense reste la prévention. Les champignons pathogènes prospèrent dans les milieux humides : arrosage excessif, sol mal drainé ou stagnation d'eau favorisent leur développement. Adoptez donc quelques bons réflexes :
- Arroser modérément, de préférence au pied de la plante plutôt que sur le feuillage ;
- Cultiver le Tropicanna dans un sol bien drainé ;
- Espacer suffisamment les plants pour assurer une bonne circulation de l'air ;
- Éliminer les mauvaises herbes, les débris végétaux et les matières en décomposition, qui nourrissent les ravageurs et offrent un refuge aux insectes vecteurs de virus.
En appliquant ces mesures préventives dès le début de la saison, vous prolongerez considérablement la vie et la beauté de votre canna Tropicanna.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007005805.html
