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Pollinisation des pommiers : faut-il vraiment planter un deuxième arbre ?

La pomme (Malus domestica) est l'un des fruits les plus appréciés des jardiniers amateurs. Il existe littéralement des milliers de variétés, une diversité qui permet de cultiver cet arbre dans les zones de rusticité 3 à 9 selon la classification du département américain de l'Agriculture (USDA). Presque toutes ces variétés nécessitent la présence d'un deuxième pommier à proximité pour assurer la pollinisation et la formation des fruits. Cependant, plusieurs facteurs déterminent le succès ou l'échec de cette pollinisation.

Le choix de la variété

Pour que la pollinisation ait lieu, un autre pommier d'une variété différente doit fleurir simultanément à proximité. Pour les pommiers semi-nains, l'autre variété doit se trouver dans un rayon d'environ 15 mètres ; pour les variétés naines, elle doit être située à 6 mètres au maximum. Comme tous les pommiers ne fleurissent pas au même moment, il est essentiel de consulter un professionnel en pépinière lors de l'achat de vos arbres, afin de vous assurer qu'ils constituent des pollinisateurs compatibles. Bonne nouvelle : les pommiers d'ornement (malus) bénéficient d'une période de floraison exceptionnellement longue et peuvent polliniser une grande variété de pommiers tout au long de la saison.

Les pollinisateurs : le rôle indispensable des abeilles

La simple présence d'un deuxième pommier ne suffit pas pour garantir la pollinisation. En effet, les pommiers ne sont pas pollinisés par le vent : ils dépendent entièrement des abeilles, qui transportent le pollen d'une fleur à l'autre dans leur recherche de nectar. Si peu d'abeilles — voire aucune — sont présentes, la pollinisation sera incomplète. Il est donc avantageux que d'autres plantes soient en fleurs à proximité lorsque les fleurs de pommier s'ouvrent, afin qu'une population importante d'abeilles soit déjà active durant la brève fenêtre de temps où les fleurs sont réceptives. À noter également : l'usage excessif de pesticides réduit considérablement le nombre d'abeilles et doit être évité dans un verger domestique.

L'influence de la météo

Les conditions climatiques peuvent elles aussi compromettre la réussite de la pollinisation. Les abeilles deviennent inactives par temps froid, venteux ou pluvieux, et elles sont nettement moins actives lorsque le ciel est couvert. Si des intempéries coïncident avec l'intégralité de la période de floraison d'un pommier, la pollinisation risque tout simplement de ne pas avoir lieu. Les fleurs elles-mêmes peuvent en outre être endommagées par des épisodes printaniers violents. C'est pourquoi il est déconseillé de cultiver des variétés à floraison précoce dans les régions exposées aux gelées tardives.

Les variétés autofertiles : une alternative intéressante

Quelques variétés de pommiers sont au moins partiellement autofertiles, c'est-à-dire capables de produire des fruits sans pollen provenant d'un autre arbre. C'est notamment le cas de « Granny Smith », « Jonagold » et « Gala ». Toutefois, même ces variétés offrent des rendements bien meilleurs lorsqu'elles bénéficient d'une fécondation croisée avec une autre variété. Une autre solution consiste à greffer plusieurs variétés sur le même arbre : de nombreuses pépinières proposent ainsi des pommiers multigreffes, particulièrement adaptés aux jardins de petite taille. Attention cependant : il faut vérifier que les variétés greffées fleurissent bien en même temps pour garantir une pollinisation efficace.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-edibles/1007022658.html
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