Les jeunes mûriers ont besoin d'un sol suffisamment humide pour développer leur système racinaire dans leur nouvel emplacement. Un sol de bonne qualité aide à retenir l'humidité, mais un arrosage complémentaire reste indispensable pour assurer une croissance vigoureuse. Le climat joue également un rôle déterminant : les mûriers demandent moins d'eau pendant les périodes pluvieuses et des arrosages plus fréquents lors des épisodes de sécheresse prolongée.
Méthode d'irrigation
La méthode d'irrigation choisie influence directement la fréquence d'arrosage des mûriers. L'irrigation classique par aspersion, qu'elle soit manuelle ou réalisée au moyen de gicleurs, nécessite plus d'eau que les systèmes goutte-à-goutte. En effet, l'arrosage par aspersion entraîne des pertes importantes par évaporation et laisse moins d'eau s'infiltrer dans le sol jusqu'aux racines.
Les systèmes goutte-à-goutte, quant à eux, délivrent l'eau directement au sol : l'humidité s'infiltre ainsi vers les racines avant de pouvoir s'évaporer. Ce type d'installation permet d'arroser plus en profondeur, moins souvent et avec une quantité d'eau nettement réduite.
Fréquence d'arrosage
Les mûriers nécessitent environ 2,5 à 4 cm d'eau par semaine pendant la majeure partie de l'année. Cette quantité est identique pour les plants récemment installés et pour les plants établis. Cependant, les jeunes plants sont plus vulnérables au stress hydrique : il est donc essentiel de ne jamais manquer un arrosage.
Arrosez une à deux fois par semaine avec un système goutte-à-goutte, ou tous les deux à trois jours si vous utilisez une irrigation par aspersion. Le sol doit rester humide, sans être détrempé ni boueux. L'eau stagnante autour des plants favorise en effet la pourriture des racines et le dépérissement de la plante.
Les besoins en eau augmentent sensiblement lorsque les fruits commencent à se former : comptez jusqu'à 8 litres d'eau par plant et par jour, quel que soit le système d'irrigation utilisé.
Conservation de l'humidité
Adopter des techniques d'économie d'eau permet de réduire la fréquence d'irrigation. Dès la plantation, étalez une couche de paillis d'environ 10 cm de paille autour des plants. Ce paillis limite l'évaporation rapide de l'humidité du sol et freine la croissance des mauvaises herbes, qui concurrencent les jeunes mûriers en volant l'eau et les nutriments du sol.
Pensez également à installer les systèmes goutte-à-goutte sous le paillis : l'eau ne s'évaporera pas dès son apport et atteindra directement les racines.
Considérations sur le sol
Un sol de bonne qualité prévient efficacement le stress hydrique des jeunes mûriers. Il doit drainer suffisamment pour ne jamais devenir détrempé, tout en retenant assez d'humidité pour éviter la sécheresse. Un limon sableux offre un excellent compromis entre drainage et rétention d'eau.
Privilégiez une terre riche en matière organique, ou incorporez une grande quantité de compost ou de tourbe avant la plantation afin de limiter les besoins en arrosage. Même dans un sol riche en matière organique, les mûriers nécessitent un arrosage régulier le premier été suivant la plantation. Les années suivantes, ils survivent généralement avec de simples arrosages périodiques pendant les sécheresses prolongées et la période de fructification.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-berries/1007021734.html
