Le lupin serait originaire d'Égypte ou de cette région du monde, il y a environ deux mille ans. Il s'agit d'une légumineuse, tout comme les lentilles, les pois et les haricots. Attention toutefois : certaines variétés renferment un composé très amer qui les rend toxiques et impropres à la consommation. Le lupin offre néanmoins une large gamme d'utilisations, allant de l'alimentation humaine à la nutrition du bétail.
Dans quelles conditions le lupin prospère-t-il ?
Le lupin affectionne les sols sableux et secs. Si les températures estivales de votre région dépassent régulièrement 32 °C, mieux vaut renoncer à sa culture : cette plante s'épanouit avant tout dans les zones au climat frais. La période idéale pour semer se situe en avril, soit au milieu du printemps.
Choisissez impérativement une parcelle bien drainée et aérée : si l'eau stagne, vous risquez de perdre la totalité de votre récolte. Semez les graines en rangs étroits, à environ deux centimètres et demi de profondeur. Le lupin doit être planté de manière dense afin d'étouffer naturellement les mauvaises herbes. Surveillez attentivement vos plants et, dès l'apparition d'adventices, appliquez la méthode de désherbage qui vous convient le mieux.
Les besoins essentiels du lupin
La gousse change de couleur en arrivant à maturité : c'est un excellent indicateur visuel pour planifier la récolte. Restez vigilant quant à la santé générale de vos plantations.
Le lupin possède une particularité remarquable : ses nodules racinaires captent l'azote présent dans l'air, indispensable à sa survie. Cette adaptation lui permet également d'enrichir le sol en fertilisant naturellement la parcelle. C'est pourquoi il n'est pas conseillé d'apporter un supplément d'azote. En revanche, un apport de manganèse avant le semis favorise nettement des rendements plus élevés.
Point crucial : le lupin doit être récolté presque immédiatement après maturité, ou au plus tard dans les deux semaines qui suivent. Au-delà, les gousses tombent au sol et la récolte est perdue.
En savoir plus sur la culture du lupin
Le lupin apprécie l'eau : un arrosage quotidien de vingt minutes suffit amplement, à condition que le drainage fonctionne correctement. La récolte s'effectue de la fin de l'été jusqu'à la mi-septembre. Comme pour toute culture, la qualité de l'entretien se reflète directement dans les résultats obtenus.
Protégez vos plants contre les champignons et les virus. Plusieurs méthodes préventives existent : l'usage raisonné de pesticides ou d'herbicides, la rotation des cultures ou encore le changement de variété de semences.
Sur le plan économique, le lupin sert aussi bien à nourrir le bétail qu'à l'alimentation humaine. On le cultive en Europe, en Afrique du Sud et en Australie. Dans ce dernier pays, il constitue une culture majeure grâce aux sols acides et au climat méditerranéen qui lui conviennent parfaitement. À noter également : à New York, des problèmes liés aux larves de mouche des semis de maïs ont été observés, car la matière organique attire ces insectes adultes, alors que les traitements chimiques permettent effectivement de les éloigner.
Résoudre le problème des composés amers
Comme évoqué précédemment, le lupin poussait certes facilement, mais restait impropre à la consommation en raison de sa toxicité et de son amertume. Ce sont les sélectionneurs allemands qui, au début des années 1900, parvinrent les premiers à développer le lupin doux. C'est cette variété qui est aujourd'hui consommée partout dans le monde.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-beans/1007102355.html
