Le cultivar « Bloodgood » est l'une des variétés d'érables du Japon les plus appréciées pour sa capacité à conserver une couleur rouge-pourpre profonde sur ses feuilles tout au long de l'été, avant d'offrir un spectacle automnal éclatant. Cependant, deux maladies foliaires importantes peuvent ternir la beauté de son feuillage : la tache foliaire à Phyllosticta et la tache goudronneuse.
La tache foliaire à Phyllosticta
L'érable du Japon « Bloodgood » figure parmi les érables particulièrement sensibles à la tache foliaire à Phyllosticta, une maladie causée par la dissémination du champignon Phyllosticta minima. Le degré d'atteinte des feuilles varie considérablement : de quelques taches isolées par feuille jusqu'à des cas plus sévères entraînant une chute prématurée du feuillage. Les feuilles qui restent régulièrement humides sont les plus touchées. Un signe caractéristique permet le diagnostic : une structure fructifère noire appelée pycnide se forme au centre de chaque tache.
Lutte contre la tache foliaire à Phyllosticta
Les jardiniers constatent généralement que l'infection la plus sévère se situe dans le tiers inférieur de l'arbre, une zone qui reçoit davantage d'humidité et s'avère donc plus propice à la propagation des spores fongiques. Le champignon hiverne sur les feuilles tombées au sol : il est donc essentiel de ramasser et de détruire ces feuilles mortes afin de prévenir toute réinfestation au printemps. L'application d'un fongicide peut être utile, mais ces produits agissent principalement comme protecteurs préventifs et sont peu efficaces une fois les symptômes apparus.
La tache goudronneuse
Les taches foliaires observées sur un érable du Japon « Bloodgood » peuvent également résulter d'un champignon du genre Rhytisma, responsable de la tache goudronneuse. Cette affection apparaît d'abord sous forme de taches jaune pâle d'environ 3 millimètres (1/8 de pouce) de diamètre, généralement visibles dès le mois de juin. À mesure que la saison de croissance progresse, la tache jaune prend une teinte plus intense, puis une zone noire se développe en son centre. Cette tache noire continue ensuite de grossir, tant en diamètre qu'en épaisseur, évoquant une goutte de goudron — d'où le nom de la maladie.
Lutte contre la tache goudronneuse
Le champignon responsable de la tache goudronneuse hiverne lui aussi sur les feuilles tombées au sol, puis repart en activité avec l'arrivée du printemps, prêt à infecter une nouvelle génération de jeunes feuilles tendres. Ramasser et détruire les feuilles mortes à l'automne constitue donc une technique de gestion essentielle. Toutefois, ce champignon se propage facilement depuis les arbres voisins et les jardins environnants : dans les cas sévères ou récurrents, l'application d'un fongicide peut s'avérer nécessaire pour protéger efficacement l'arbre.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007093433.html
