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Transplanter un arbuste : le meilleur moment et les étapes clés pour réussir

Déplanter et transplanter un arbuste constitue une opération très stressante pour la plante. Les jeunes sujets s'adaptent généralement plus rapidement que les arbustes âgés et bien établis, mais la réussite de la transplantation dépend largement de la période de l'année, des conditions météorologiques, de l'état de santé de l'arbuste et de sa capacité à trouver dans son nouvel emplacement les conditions dont il a besoin.

Une transplantation réussie se résume en trois mots : préparation, emplacement et préservation.

La préparation

Le meilleur moment pour déplanter et transplanter un arbuste se situe pendant sa période de dormance, au début du printemps, avant l'apparition des bourgeons. Une transplantation en fin d'automne reste acceptable, mais les arbustes installés dans des sols lourds à cette période risquent de subir des dégâts causés par le gel hivernal.

Les conifères font toutefois exception : ils doivent être déplantés et transplantés à la fin de l'été ou au début de l'automne, afin d'éviter le « brûlure d'hiver », un dessèchement provoqué par la perte d'humidité.

Le nouvel emplacement doit être soigneusement choisi. Un arbuste peut atteindre près d'un mètre de haut ou développer un houppier de plus de sept mètres : tenez donc compte de sa taille adulte avant de le placer trop près de la maison ou d'un arbre voisin. Le sol doit être bien drainé et l'emplacement recevoir un minimum de soleil chaque jour. Certains arbustes présentent toutefois des exigences supplémentaires pour une croissance optimale, comme le plein soleil ou un sol acide.

Le grand jour

Le jour idéal pour déplacer un arbuste est une journée nuageuse, un ou deux jours après une pluie. Les racines se dessèchent très facilement, et les chances de réussite diminuent considérablement si elles sont exposées au soleil, même brièvement.

Si le temps a été sec, arrosez le sol pendant plusieurs jours avant la transplantation : cela humidifie les racines et les protège du dessèchement. Pour les conifères, le service de vulgarisation de l'Université d'État du Dakota du Nord recommande d'appliquer un antitranspirant sur le feuillage avant l'opération, afin de limiter la perte d'humidité pendant le processus.

Après la transplantation

L'arbuste doit être arrosé immédiatement après sa mise en place, sans être noyé pour autant. En règle générale, arrosez jusqu'à ce que de petites flaques apparaissent à la surface du sol.

La terre ne doit jamais sécher complètement, sous peine d'endommager les racines : prévoyez donc un arrosage profond pendant deux semaines dans le nouvel emplacement, sauf en cas de pluies abondantes. Le paillage est également bénéfique, car il aide le sol à retenir l'humidité et la chaleur. Veillez cependant à l'étaler à deux ou trois centimètres du tronc afin de prévenir la pourriture et les maladies.

Les soins à long terme

Le moment idéal pour fertiliser et tailler un arbuste transplanté dépend principalement de sa taille, de son état général et de son espèce. Les pousses malades ou envahissantes doivent être supprimées avant le déplacement, puis taillées régulièrement tout au long de la saison de croissance.

Les arbustes récemment transplantés nécessitent rarement un apport d'engrais : ils restent souvent en dormance plusieurs mois, et toute nouvelle pousse printanière précoce risque d'être endommagée par une gelée tardive. Il est donc préférable d'éviter tout fertilisant jusqu'à ce que l'arbuste soit bien établi, c'est-à-dire après un an dans son nouvel emplacement. Si un apport s'avère absolument indispensable, optez pour un engrais entièrement soluble.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-shrubs/1007018901.html
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