L'extrait de noyer, tiré des brousses du noyer noir (Juglans nigra), contient une substance chimique appelée juglone. Cette molécule est toxique pour de nombreuses plantes : elle peut freiner considérablement leur croissance et les empêcher de respirer correctement.
L'inhibition de la respiration
La juglone agit directement sur la respiration des végétaux. Les plantes sensibles ne parviennent plus à échanger correctement le dioxyde de carbone et l'oxygène : elles sont, en quelque sorte, asphyxiées. C'est pourquoi les noyers peuvent s'avérer toxiques pour bon nombre d'espèces cultivées à leurs côtés.
Les symptômes de la toxicité
Les plantes sensibles poussant à proximité d'un noyer noir présentent généralement des signes caractéristiques d'une intoxication à la juglone :
- une croissance ralentie, voire totalement stoppée ;
- un aspect flétri, comme si la plante manquait d'eau ;
- une issue fatale dans la plupart des cas.
Malheureusement, une fois que le flétrissement s'est installé, il est trop tard : aucune intervention ne peut sauver la plante, qui finit inévitablement par mourir.
Les plantes sensibles à la juglone
Certaines plantes potagères et fleurs ornementales sont particulièrement vulnérables à la toxicité du noyer noir. On compte notamment :
- les pommiers ;
- les tomates ;
- les pommes de terre ;
- la luzerne ;
- les myrtilles ;
- les asperges ;
- les choux ;
- les azalées ;
- les chrysanthèmes.
Les plants de tomates figurent parmi les victimes les plus fréquentes de cette toxicité au jardin.
Les plantes tolérantes
Bonne nouvelle : certaines espèces supportent très bien la présence de juglone et peuvent être cultivées sans risque près des noyers noirs. C'est le cas des haricots, des betteraves et des carottes parmi les légumes, ainsi que de la bugle rampante, de l'anémone et du clématite parmi les plantes ornementales.
Le cas particulier des jeunes noyers
Fait intéressant : toutes les plantes peuvent prospérer à côté de jeunes noyers sans subir d'effets néfastes sur leur croissance. En effet, ces arbres ne commencent à produire de la juglone qu'à partir de 7 ou 8 ans environ.
Le drainage du sol, un facteur déterminant
Un excellent drainage du sol constitue l'un des meilleurs moyens de contrer les effets de la toxicité de la juglone. De plus, tant que les racines du noyer n'entrent pas en contact avec celles des plantes sensibles, ces dernières conservent de bonnes chances de se développer de façon quasi normale.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-plants/1007092138.html
