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Nitrates et nitrites dans l'eau de puits : sources, risques et solutions

Les nitrates et nitrites dans l'eau de puits : un enjeu sanitaire majeur

Les nitrites et les nitrates de sodium sont des formes d'azote naturellement présentes dans l'environnement. Toutefois, à des concentrations élevées, ils peuvent rendre l'eau potable dangereuse pour la santé. L'eau de puits est particulièrement vulnérable à l'infiltration de ces substances provenant des engrais agricoles, des systèmes septiques et du compost. Une surveillance régulière et un traitement adapté sont donc essentiels pour éviter tout dépassement des seuils tolérables. Ces polluants représentent un risque sérieux pour les nourrissons lorsqu'ils sont présents en forte concentration dans l'eau utilisée pour préparer leurs biberons.

Sources de contamination

Les puits sont souvent contaminés par les nitrates et nitrites de sodium lorsque de l'eau chargée en substances riches en azote s'y infiltre. Les applications excessives d'engrais azotés inorganiques, ainsi que le lisier issu des exploitations agricoles, peuvent propager ces substances jusqu'aux eaux souterraines. Les orages aggravent généralement le problème en dispersant les contaminants par le ruissellement. Les déchets riches en azote issus des excréments humains et animaux peuvent s'oxyder en nitrites, lesquels se transforment facilement en nitrates. Certaines bactéries, appelées Nitrosomonas, peuvent également produire des nitrites dans une eau stagnante et pauvre en oxygène contenant des nitrates.

Niveaux de concentration

La plupart des eaux de surface et souterraines, y compris de nombreux puits, contiennent une certaine quantité de nitrates. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la majorité de ces sources présentent une teneur inférieure à 4 mg par litre. Cependant, 3 % des eaux de surface et 6 % des eaux souterraines dépassent 20 mg par litre. Des études menées en 1986 ont même révélé des niveaux encore plus extrêmes, avec des concentrations allant jusqu'à 44 mg de nitrate par litre mesurées dans des centaines de sources d'eau souterraine et de surface.

Dans un cas rapporté par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), un nourrisson vivant dans une maison rurale entourée de terres agricoles a développé une méthémoglobinémie, également connue sous le nom de « syndrome du bébé bleu ». Cette maladie survient lorsqu'un bébé, généralement âgé de moins de six mois, est intoxiqué par des niveaux élevés de nitrates ou de nitrites, ce qui réduit la capacité de son sang à transporter l'oxygène. Les échantillons d'eau de puits prélevés dans cette habitation contenaient 58 mg de nitrate par litre.

Une contamination croissante

Plusieurs facteurs expliquent le taux élevé de contamination des puits et autres sources d'eau par les nitrates : fertilisation excessive des terres agricoles, élimination inappropriée des déchets d'élevage, ruissellement provenant des fosses septiques et rejets industriels. De plus, les aquifères contaminés peuvent le rester pendant de nombreuses années, malgré les efforts déployés pour réduire le ruissellement des polluants.

Prévenir la contamination

Il est recommandé de tester régulièrement l'eau de puits afin d'en mesurer la concentration en nitrates, et d'éviter de la consommer si le taux dépasse 10 mg par litre. Pour des concentrations égales ou inférieures à 5 mg, envisagez des options de traitement permettant d'éliminer le contaminant, telles que l'osmose inverse ou l'échange anionique. Si les niveaux sont particulièrement élevés, optez pour une nouvelle source d'eau ou mélangez les deux eaux afin de diluer la concentration en nitrates. Testez toujours l'eau pour détecter une éventuelle contamination bactérienne, en particulier lorsque les sources de nitrates sont liées au fumier ou aux eaux usées.


Source : https://jardin.98905.com/home-safety/general-home-safety/1007081475.html
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