Bien que la majorité du jardinage et de l'agriculture traditionnels se pratiquent en pleine terre, cultiver des plantes directement dans le sol présente certains inconvénients non négligeables. Le niveau de nutriments y est imprévisible et parfois difficilement accessible aux racines. De plus, certaines maladies végétales trouvent leur origine dans le sol, tandis que de nombreux ravageurs nuisibles y déposent leurs œufs. Heureusement, se tourner vers des méthodes de culture alternatives qui suppriment le sol permet également d'éliminer une grande partie de ces problèmes.
Des nutriments imprévisibles
Le sol de votre jardin contient une quantité de nutriments imprévisible et difficile à évaluer. Pour déterminer la quantité d'engrais à apporter à chaque plante, vous devez régulièrement prélever des échantillons de terre et les faire analyser par un laboratoire spécialisé ou par votre service de vulgarisation agricole.
Par ailleurs, lorsque le sol manque de matière organique suffisante, comme du compost ou de la tourbe, il devient incapable de retenir l'eau. Or, les plantes absorbent les nutriments du sol par leurs racines grâce à l'eau. Sans une bonne rétention d'humidité, elles ne peuvent pas assimiler les éléments nutritifs pourtant présents.
Ravageurs, maladies et mauvaises herbes
Le sol constitue également un véritable refuge pour les ravageurs, les agents pathogènes et les graines indésirables. Les graines de mauvaises herbes sont transportées par le vent jusqu'à votre jardin et s'enracinent rapidement. Si elles tombent à l'automne, elles peuvent rester dormantes tout l'hiver avant d'envahir vos cultures au printemps.
De nombreux insectes nuisibles, tels que les larves de hannetons, les charançons et les nématodes, vivent dans le sol et s'attaquent directement aux racines. D'autres espèces y pondent leurs œufs ou y passent l'hiver, pour ensuite émerger et endommager le feuillage et les fruits des plantes voisines. Enfin, des maladies comme le pourrissement des racines ou les flétrissements bactériens sont provoquées par des agents pathogènes présents dans la terre.
Les aléas du climat
Les orages violents, les gelées précoces ou tardives, ainsi que les températures anormalement chaudes ou froides peuvent endommager, voire tuer, les plantes exposées cultivées en pleine terre. Le simple fait de couvrir ces plantes ne suffit souvent pas à les protéger efficacement des intempéries. Une solution de culture plus flexible et mobile mérite donc d'être envisagée.
Les alternatives à la culture en sol
La culture sans sol existe depuis l'Antiquité. Les Aztèques impressionnaient les conquistadors espagnols avec leurs jardins flottants, et Marco Polo rapporta des récits similaires concernant la Chine. Aujourd'hui, cette méthode de culture flottante porte le nom d'hydroponie : les plantes reposent sur un support flottant tandis qu'une eau enrichie en nutriments circule au contact de leurs racines.
Une autre technique consiste à cultiver sur un substrat inerte, comme le gravier. Lorsque l'eau riche en fertilisants traverse ce substrat, elle fournit l'humidité nécessaire aux plantes, tandis que les nutriments se fixent dans les agrégats pour être progressivement absorbés. Cette méthode convient particulièrement bien aux plantes sensibles à l'excès d'arrosage.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049675.html
