La vie souterraine dépend étroitement de la lumière et de la chaleur que procure le Soleil. Seule la surface du sol reçoit directement les rayons lumineux, mais l'ensoleillement qu'elle reçoit détermine quels types de plantes peuvent s'y développer. À leur tour, ces végétaux conditionnent la diversité et l'abondance des organismes capables de survivre dans le sol. Très sensibles aux variations thermiques, ces êtres vivants ont évolué pour prospérer dans la température relativement stable des profondeurs.
La lumière : la source d'énergie de tout l'écosystème
L'essentiel de la chaleur du sol provient du rayonnement solaire qui l'atteint. La lumière rend également possible la vie végétale : grâce à la photosynthèse, les plantes captent le carbone présent dans l'atmosphère et le transforment en composés organiques qui servent de nourriture à tous les autres organismes. Plus un sol reçoit de lumière, plus la croissance végétale peut y être dense. Cette végétation abondante offre davantage de ressources alimentaires aux habitants du sol. Même si la plupart des organismes souterrains n'ont pas besoin directement de lumière pour survivre, ils en dépendent indirectement de façon essentielle.
La température du sol : stabilité et variations saisonnières
Une partie de la chaleur du sol s'explique par l'activité géothermique située en dessous. Comme le sol est plus dense que l'air, sa température évolue beaucoup plus lentement : il absorbe la chaleur apportée par le soleil et la stocke durablement. À environ 30 centimètres de profondeur, la température reste relativement constante au cours de la journée. Elle varie toutefois avec les saisons, mais au-delà de 1,5 à 2 mètres, elle demeure stable toute l'année. Lorsque l'humidité est suffisante, plus la température du sol est élevée, plus l'activité des organismes qui l'habitent est intense. C'est pourquoi les climats tropicaux abritent une vie souterraine bien plus riche que les régions plus fraîches et sèches.
Les organismes du sol : une biodiversité invisible mais vitale
Vers de terre, nématodes, amibes, insectes et quantité d'autres créatures minuscules peuplent le sol. Aussi petits soient-ils, ils peuvent se compter par millions dans une simple poignée de terre. Ces organismes vivent de la chaîne alimentaire initiée par le Soleil grâce à la photosynthèse réalisée par les plantes. Bien que la chaleur et la lumière leur soient favorables, d'autres facteurs entrent en jeu : l'eau est déterminante pour leur nombre comme pour leur activité. En cas de manque d'eau, ils entrent en dormance ou finissent par mourir. Ces organismes sont indispensables à la fertilité du sol : nombre de micro-organismes contribuent notamment à fixer des éléments atmosphériques essentiels aux plantes, comme l'azote.
Le sol perturbé : les dangers d'un travail excessif
Labourer ou bêcher expose le sol à l'oxygène et facilite la décomposition de la matière organique, laquelle libère ainsi ses nutriments. L'oxygénation favorise aussi le développement de certains organismes bénéfiques. Cependant, retourner la terre l'expose également à la lumière, ce qui peut tuer de nombreux organismes souterrains. Un travail trop fréquent du sol leur est donc préjudiciable : les vers de terre fuient le soleil, qui les dessèche rapidement. De plus, remuer la terre accélère l'évaporation de l'humidité en augmentant la surface exposée à l'air. Pour préserver une faune du sol en bonne santé et maintenir des conditions d'humidité idéales, il convient donc de perturber le sol le moins possible.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049359.html
