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Arroser ses plantes avec différents types d'eau : quel impact sur leur santé ?

Les différents types d'eau influencent directement la vigueur et la santé des plantes. Selon les experts de l'Université du Colorado, la qualité de l'eau joue sur la productivité des cultures davantage que la fertilité du sol, le désherbage ou bien d'autres facteurs. Votre eau pourrait donc bien être la raison pour laquelle votre jardin et vos espaces verts dépérissent... ou prospèrent. Découvrez ce que contient réellement votre eau d'arrosage afin d'apporter les ajustements adaptés aux besoins spécifiques de vos plantes.

La salinité

Arroser une plante avec de l'eau de mer ou une eau d'irrigation à forte teneur en sels entraîne des conséquences néfastes. Le sel empêche en effet les plantes d'absorber l'eau contenue dans le sol. Résultat paradoxal : le sol paraît humide, mais la plante présente pourtant des signes de déshydratation.

De plus, lorsque l'eau s'évapore après l'arrosage, la concentration en sel dans le sol augmente progressivement. Certaines plantes, comme les épinards et les asperges, tolèrent très bien le sel présent dans le sol, tandis que d'autres, comme les haricots, les pois et la canne à sucre, y sont particulièrement sensibles.

La sodicité

La salinité désigne la concentration totale de tous les sels présents dans l'eau et le sol, mais tous ces sels ne sont pas des sels de sodium. La sodicité se caractérise quant à elle par une concentration élevée de sodium dans le sol par rapport au calcium et au magnésium.

Une eau sodique provoque une sodicité du sol, qui se traduit par la formation de flaques en surface et empêche l'eau d'atteindre la zone racinaire. L'eau est bel et bien présente, mais les plantes se trouvent dans l'impossibilité de l'absorber par leurs racines.

Le niveau de pH

Le pH de l'eau influence directement celui du sol, lequel détermine la capacité d'une plante à puiser l'eau et les nutriments dont elle a besoin. La plage de pH normale d'une eau d'irrigation se situe entre 6,5 et 8,4.

Un pH trop bas rend le fer et le manganèse plus facilement assimilables par les végétaux, ce qui peut provoquer une toxicité. À l'inverse, un pH supérieur à 8,5 perturbe les niveaux de calcium et de magnésium dans le sol, ce qui accroît à son tour la quantité de sodium et aboutit à un sol sodique.

Tenir compte de la source d'eau

Chaque source fournit une eau aux caractéristiques bien distinctes. L'eau de puits contient généralement des niveaux élevés de calcium, de magnésium et d'autres éléments dissous qui modifient le pH de l'eau, puis indirectement celui du sol.

L'eau du robinet, issue du réseau municipal, renferme moins de substances chimiques dissoutes grâce aux traitements de purification qu'elle subit, mais elle présente en contrepartie des taux élevés de chlore et de fluorure, susceptibles de nuire à certaines plantes fragiles.

En pratique : quelles solutions ?

L'eau de pluie reste le meilleur choix pour arroser la majorité des plantes : naturellement douce, faiblement minéralisée et au pH légèrement acide, elle convient à presque toutes les espèces. Si vous utilisez l'eau du robinet, laissez-la reposer quelques heures afin que le chlore s'évapore. Enfin, pensez à faire analyser régulièrement votre eau d'irrigation : c'est la meilleure façon d'identifier précisément sa composition et d'adapter vos pratiques d'arrosage aux exigences de chaque plante de votre jardin.


Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049281.html
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