Toutes les plantes ne sont pas capables de produire des fleurs abondantes pour se reproduire : la floraison exige en effet beaucoup d'énergie. Les espèces de sous-bois poussant dans un faible éclairage, ainsi que les plantes soumises à des conditions extrêmes comme les cactus, privilégient donc des méthodes alternatives qui ne puisent pas dans les réserves nutritives essentielles des racines et des feuilles. Des spores aux tiges souterraines, les plantes à feuillage déploient des stratégies étonnantes pour maintenir des populations saines et vigoureuses.
Les organes de stockage
Les tubercules, les cormus et les bulbes sont tous des organes de stockage souterrains qui permettent à une plante de se reproduire d'année en année. Ils dépendent tous d'un sol riche pour absorber les nutriments nécessaires à leur croissance.
Les tubercules possèdent des bourgeons directement à la surface du système racinaire : de nouvelles plantes peuvent donc émerger de ces zones, même si l'organe de stockage est coupé en deux. Les bulbes, quant à eux, utilisent des feuilles gorgées de nutriments étroitement imbriquées autour d'un bourgeon floral caché pour produire leur feuillage chaque année ; contrairement aux tubercules, ils ne peuvent pas être divisés. Enfin, ressemblant aux bulbes, les cormus s'appuient sur une base de tige riche en éléments nutritifs au cœur de leur structure de stockage pour régénérer chaque année leurs plants de printemps et d'été, à condition que le sol et l'emplacement soient optimaux.
La croissance au-dessus et en dessous du sol
Les plantes à feuillage qui se propagent en surface grâce à la croissance végétative permettent à l'espèce de coloniser densément une zone donnée, réduisant ainsi la concurrence des autres végétaux.
Les rejets, ou « runners », sont des tiges végétatives qui finissent par toucher le sol et donner naissance à une nouvelle plante. Les stolons génèrent des tiges aériennes similaires, mais capables de vivre de manière indépendante de la plante mère. Les rejets, en revanche, doivent rester attachés à la plante d'origine pour accéder aux nutriments et à l'humidité jusqu'à ce que la jeune pousse développe ses propres racines dans le sol.
Sous la surface du sol, les plantes à feuillage se reproduisent également grâce à des tiges souterraines appelées rhizomes. Ces tiges cachées servent de véritables réserves nutritives grâce à leurs structures renflées. Plusieurs plants peuvent naître d'un seul rhizome : coupez-le en deux et vous obtenez deux plantes distinctes, un véritable succès reproductif.
Les boutures
Une stratégie particulièrement ingénieuse consiste à se reproduire à partir de boutures. Par exemple, une feuille charnue de cactus ou de plante succulente peut se détacher accidentellement de la plante mère. Ce fragment abandonné s'enracine facilement et devient une nouvelle plante, selon les conditions du sol et l'humidité disponible.
Cette méthode permet aussi aux jardiniers de multiplier rapidement leurs propres plantes pour agrandir leur jardin, sans avoir à en acheter de nouvelles. Cette stratégie reproductive aide les plantes à prospérer dans des conditions extrêmes, lorsque d'autres méthodes comme le semis ou la production de spores s'avèrent tout simplement trop difficiles à mettre en œuvre.
Les spores
Certaines plantes à feuillage produisent des spores, c'est-à-dire de minuscules cellules qui se détachent de la plante mère. Généralement transportées par l'air, elles se forment souvent sur la face inférieure des feuilles, où elles restent protégées jusqu'à maturité avant de quitter la plante d'origine.
Contrairement à une graine, une spore doit se fixer sur un hôte qui lui apporte les nutriments indispensables jusqu'à ce qu'elle devienne assez grande pour réaliser la photosynthèse. La production de spores économise l'énergie de la plante, car elle n'a pas besoin de créer une fleur ni des graines pour se reproduire.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/gardening-basics/1007042627.html
