Les gouttières sont les chevaux de bataille discrets du système d'évacuation des eaux pluviales d'un toit. Installées le long des bords du toit, elles recueillent silencieusement l'eau de pluie et la dirigent loin des fondations de la maison, protégeant ainsi l'ensemble de la structure contre l'humidité et les infiltrations.
L'Antiquité
Les anciens Romains avaient déjà compris l'importance d'évacuer les eaux usées loin des zones d'habitation. Ils vénéraient même une déesse des égouts, nommée Cloacina. Bien qu'il n'existe aucune preuve concrète que les Romains aient installé des gouttières sur leurs habitations, ils ont néanmoins posé les bases d'un principe fondamental : éloigner l'eau excédentaire des espaces de vie.
Le développement des gouttières
À mesure que les toitures évoluaient, passant du chaume à des matériaux plus solides comme le bois, la pierre ou les tuiles en terre cuite, les premiers modèles simples de gouttières en bois sont apparus au XVIIIe siècle. Fixées par des supports en fer forgé, ces gouttières en bois devaient être remplacées régulièrement en raison de leur usure rapide. D'autres matériaux, moins courants, étaient également utilisés : le plomb, le cuivre, l'étain et la tôle terne.
Les évolutions modernes
Au XXe siècle, la plupart des systèmes de gouttières étaient fabriqués en fer ou en acier galvanisé, ainsi qu'en aluminium. Aujourd'hui, le vinyle est devenu un matériau très répandu grâce à sa légèreté, sa résistance à la corrosion et son coût abordable. Des systèmes plus sophistiqués ont également vu le jour : certains sont équipés de grilles ou de mailles qui empêchent les débris du toit de s'y accumuler, tandis que d'autres, de forme accordéon, projettent l'eau de pluie loin du bâtiment pour une protection optimale des fondations.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007031880.html
