Dans plusieurs régions des États-Unis, les jardiniers cultivent le prunier pour ses délicieux fruits. Groupe de plantes remarquablement diversifié, le prunier s'adapte aussi bien aux climats froids du Midwest, comme l'Ohio, qu'aux régions chaudes du Sud, comme la Caroline du Sud. Une taille bien maîtrisée est essentielle pour développer et maintenir une santé optimale chez tous les arbres fruitiers, et particulièrement chez le prunier. En revanche, une taille excessive peut gravement endommager l'arbre, tout comme une intervention réalisée au mauvais moment de l'année.
La taille du prunier : pourquoi et comment
Le prunier doit être taillé à différentes étapes de sa vie afin de conserver une bonne santé et une production de fruits satisfaisante. La taille de formation, pratiquée sur les jeunes sujets, permet d'établir une silhouette harmonieuse. Cette structure confère à l'arbre une solidité qui lui permettra de soutenir son propre poids en vieillissant tout en favorisant une fructification idéale.
Les tailles suivantes servent ensuite à entretenir cette forme tout en éliminant le bois mort, faible ou vieillissant. Supprimer les branches basses aide à orienter l'énergie de l'arbre vers la production de fruits et de feuillage, tout en offrant une protection contre les maladies qui pourraient remonter du sol vers ces rameaux.
Une taille excessive compromet la récolte
Comme pour tout arbre fruitier, une taille trop sévère réduit considérablement la capacité du prunier à produire des fruits. Lorsqu'on supprime trop de branches, l'arbre consacre une grande partie de son énergie à régénérer les parties coupées. Cette repousse, après une coupe drastique, peut mobiliser tellement de ressources que l'arbre n'en dispose plus pour fructifier en même temps.
De plus, chez le prunier, les fruits se forment sur le bois produit lors de la saison de croissance précédente ainsi que sur les lambourdes issues du vieux bois. Si vous supprimez les pousses de l'année passée ou l'ensemble des lambourdes lors d'une taille trop agressive, la récolte risque d'être très limitée, voire inexistante.
Un arbre fragilisé et plus vulnérable
Une taille excessive expose le prunier à de nombreux types de dégâts. Si les jeunes arbres tolèrent des coupes assez sévères nécessaires à leur mise en forme, les sujets adultes supportent mal les interventions importantes, comme l'ablation complète d'une branche charpentière.
Les grandes plaies sur un arbre installé augmentent les risques d'attaques de ravageurs et de maladies, ainsi que les dommages liés au soleil, au vent ou au gel. Par ailleurs, retirer trop de feuillage diminue la capacité de l'arbre à réaliser la photosynthèse et donc à produire sa propre nourriture, ce qui affaiblit durablement l'ensemble de la plante.
La période de taille : un facteur déterminant
Toute taille effectuée pendant les mois d'hiver est considérée comme néfaste pour le prunier. N'intervenez jamais entre octobre et janvier, et évitez également de tailler au début du mois de février ainsi qu'en septembre.
Tailler durant ces périodes augmente considérablement le risque de contamination par la maladie du plomb argenté, provoquée par le champignon pathogène Chondrostereum purpureum. Cette infection fongique peut empêcher la cicatrisation et la repousse des zones coupées sur les arbres à bois dur. Si votre prunier contracte cette maladie après une taille hivernale, les sections taillées risquent de ne jamais se régénérer, compromettant gravement la vitalité de l'arbre.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/trees/1007114490.html
