L'irrigation consiste à apporter de l'eau aux plantes et constitue un élément vital de la production agricole. Au début du XXIe siècle, des expériences d'irrigation saline des légumes ont été menées afin de trouver des moyens alternatifs de cultiver dans certaines régions du monde. Ces recherches portaient sur un nombre limité de légumes, principalement des légumes-feuilles comme les épinards et les feuilles de moutarde. Pour bien comprendre l'irrigation saline des légumes, il faut s'intéresser au processus lui-même, à son objectif ainsi qu'à son efficacité.
Qu'est-ce que l'irrigation saline ?
L'irrigation saline consiste à arroser les plantes avec de l'eau salée. La teneur en sel de l'eau d'irrigation varie selon le lieu où elle est pratiquée et la quantité de sel présente dans la ressource disponible. Dans le cadre des expérimentations, les scientifiques contrôlent précisément la salinité de l'eau utilisée. Dans les régions arides d'Égypte par exemple, le niveau de salinité dépend directement de la teneur en sel de la source d'eau. À noter qu'aucune eau d'irrigation saline n'atteint des concentrations comparables à celles de l'eau de mer, qui contient environ 35 grammes de sel par litre.
Pourquoi recourir à l'irrigation saline ?
Les expériences d'irrigation saline visent à déterminer de nouvelles façons d'exploiter les ressources en eau afin de maximiser leur efficacité pour la production agricole. Alors que les réserves d'eau douce deviennent de plus en plus rares dans des régions comme l'Afrique, l'Asie de l'Est et même certaines parties de la Californie, les scientifiques espèrent mettre au point des méthodes permettant d'utiliser efficacement l'eau salée pour irriguer les cultures. Cette approche contribue à préserver l'eau douce pour la consommation humaine, tout en offrant la possibilité de recycler l'eau d'irrigation.
Efficacité sur les cultures maraîchères
Les expériences menées par le département américain de l'Agriculture (USDA) et le Centre national de recherche d'Égypte ont produit des résultats similaires. De nombreux légumes tolèrent l'irrigation saline :
- le fenouil ;
- les épinards ;
- les pommes de terre ;
- les oignons ;
- les blettes ;
- les salades vertes ;
- les feuilles de moutarde ;
- le pak choï ;
- la chicorée rouge (radicchio) ;
- les endives ;
- le chou kale ;
- le tatsoi.
Ces légumes poussent donc sous irrigation saline, mais leur taille reste inférieure à celle obtenue avec une irrigation à l'eau douce. Plus la teneur en sel de l'eau est élevée, plus les légumes récoltés sont petits. Selon les études américaines et égyptiennes, dans les régions où l'irrigation saline s'avère nécessaire, cette pratique donne de bons résultats lorsqu'elle est correctement mise en œuvre.
Méthodes d'irrigation adaptées à l'eau salée
Le choix de la technique d'irrigation joue un rôle déterminant dans la réussite de cette pratique. L'irrigation goutte-à-goutte est généralement privilégiée, car elle maintient une humidité constante du sol et limite le stress salin subi par les plantes. Il est également recommandé d'appliquer une fraction de lessivage, c'est-à-dire un apport d'eau supplémentaire destiné à entraîner les sels accumulés au-delà de la zone racinaire. Enfin, un bon drainage du sol est indispensable pour éviter une accumulation progressive de sel, qui pourrait à terme rendre les terres impropres à toute culture.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/plant-basics/1007111418.html
