Courir à travers le jet d'un arroseur de pelouse est un souvenir d'enfance amusant pour beaucoup, mais pour les adultes, bien irriguer son gazon est une affaire sérieuse. L'entretien réussi d'une pelouse demande une attention tout au long de l'année, et un apport suffisant en eau est essentiel pour obtenir un gazon dense et verdoyant. Déterminer les besoins en irrigation implique non seulement de connaître les graminées que vous cultivez, mais aussi de comprendre les facteurs qui influencent leur croissance.
Types de gazon
La règle générale consistant à apporter environ 25 mm d'eau par semaine au gazon, qu'il s'agisse de précipitations naturelles ou d'arrosage complémentaire, doit être ajustée selon le type de graminée cultivée ainsi que selon la saison. Deux grandes catégories de graminées à gazon existent : celles de saison chaude et celles de saison fraîche, dont le pic de croissance se situe respectivement en été et au printemps/automne. Les besoins en irrigation augmentent durant ces périodes de croissance active.
La plupart des graminées de saison fraîche sont des variétés de fétuque élevée, qui nécessitent un arrosage au moins hebdomadaire, tout comme les zoysias de saison chaude. D'autres graminées de saison chaude, comme le chiendent pied-de-poule (gazon Bermuda), développent des systèmes racinaires beaucoup plus étendus et peuvent ne requérir un arrosage que toutes les deux ou trois semaines, selon les spécialistes du service de vulgarisation de l'Université de Géorgie.
Types de sol
La quantité d'eau nécessaire pour irriguer efficacement le gazon varie selon la nature du sol. Maintenir l'eau disponible en permanence sans excès peut exiger quelques calculs minutieux. Les sols limoneux et argileux retiennent davantage d'eau que les sols sableux : ces derniers demandent donc des arrosages plus fréquents. En revanche, le sol argileux absorbe l'eau plus lentement, ce qui le rend plus sujet au ruissellement.
L'adage classique consistant à ne pas arroser plus d'une fois par semaine peut donc s'avérer moins efficace que des arrosages plus espacés mais mieux répartis, afin de reconstituer la réserve d'humidité du sol tout en évitant le gaspillage de l'eau.
Équipement
Bien qu'un simple tuyau associé à un arroseur portable puisse suffire à irriguer votre pelouse, calculer la quantité d'eau délivrée, puis installer et déplacer le matériel peut rapidement devenir chronophage. Lorsque les précipitations sont insuffisantes, de nombreux jardiniers optent pour des systèmes d'irrigation intégrés, dotés de programmateurs automatiques, de capteurs et d'autres technologies sophistiquées permettant de délivrer des quantités d'eau précises.
Ces systèmes font certes gagner un temps précieux, mais ils coûtent plus cher à installer et nécessitent un entretien régulier pour garantir leur bon fonctionnement.
Points à considérer
L'heure à laquelle vous arrosez votre pelouse est tout aussi importante. Les spécialistes du gazon recommandent généralement le petit matin comme moment idéal pour l'irrigation. Arroser après minuit permet d'éviter les pertes d'eau causées par la chaleur et le vent, et laisse aux brins le temps de sécher avant la tombée du soir, ce qui contribue à prévenir les maladies fongiques. Ce créneau horaire évite également les pics de consommation d'eau et interfère moins avec vos activités extérieures.
D'autres facteurs peuvent influencer les besoins en irrigation de votre pelouse, notamment le degré d'exposition au soleil ou à l'ombre, ainsi que la concurrence pour l'eau exercée par d'autres végétaux, tels que les arbres, les arbustes et les massifs de fleurs.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007004652.html
