La gelée royale est une substance au profil nutritionnel remarquablement complexe, produite par les abeilles mellifères. Lorsqu'une jeune larve est nourrie avec cette matière, riche en hormones de croissance, elle se développe en reine. Privée de gelée royale, cette même larve devient une abeille ordinaire. Si la gelée royale a démontré certains bienfaits chez les animaux, elle se révèle généralement trop complexe pour que les plantes puissent en tirer profit.
Composition chimique
La gelée royale renferme environ 12 % de protéines, 12 % de sucres et 6 % de lipides. L'acide 10-hydroxy-trans-(2)-décanoïque, la substance soupçonnée d'être responsable de la taille impressionnante de la reine, représente à lui seul près de 15 % de sa composition. La gelée royale est également très riche en vitamines du groupe B, en particulier en acide pantothénique.
Consommateurs et producteurs
Les abeilles, comme la plupart des animaux, sont des consommateurs : elles sont incapables de synthétiser la majorité des nutriments dont elles ont besoin et doivent les puiser dans leur alimentation. Les plantes, en revanche, sont des producteurs. Elles captent des éléments de base — eau, lumière, minéraux — et les réorganisent en nutriments complexes grâce à la photosynthèse. Les consommateurs décomposent ensuite ces matières complexes pour les ramener à des éléments simples.
Les besoins spécifiques des plantes
Pour construire leurs protéines, leurs sucres et leurs graisses, les plantes ont besoin d'éléments bien précis. Le carbone, l'hydrogène et l'oxygène sont vitaux : sans eux, aucune plante ne peut survivre durablement. L'azote, le potassium et le phosphore, absorbés par les racines, constituent les trois nutriments majeurs — c'est d'ailleurs sur ce trio (N-P-K) que reposent la plupart des engrais commerciaux.
Gelée royale et nourriture des plantes
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la gelée royale n'est pas un aliment pour les plantes. Sa structure moléculaire complexe ne se présente pas sous une forme directement assimilable par les plantes d'intérieur ni par aucun autre type de végétal. Avec le temps, elle peut certes se décomposer en composants plus simples, mais le bénéfice qui pourrait en résulter resterait négligeable.
Si vous souhaitez nourrir vos plantes, mieux vaut opter pour des solutions éprouvées : du compost mûr, du fumier bien décomposé ou un engrais équilibré adapté aux besoins de vos végétaux.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/indoor-growing/1007026114.html
