Certains adeptes de la gelée royale en consomment pour augmenter leur énergie, combattre la dépression et stimuler leur métabolisme. Mais cette substance pourrait-elle également bénéficier aux végétaux ? Utilisée comme aliment ou engrais pour les cultures, la gelée royale reste peu étudiée dans son ensemble, même si certains de ses composants ont été analysés individuellement. À ce jour, son usage horticole demeure controversé et ne fait l'objet d'aucun consensus scientifique.
La gelée royale : une substance exceptionnelle
La gelée royale est une substance épaisse produite par les abeilles à partir du pollen des fleurs. Elle est sécrétée exclusivement pour nourrir la reine de la ruche. Grâce à cet aliment unique, la reine devient plus grande que les autres abeilles et acquiert la capacité de pondre des milliers d'œufs tout au long de sa vie. Elle ne consomme d'ailleurs rien d'autre : la gelée royale constitue sa seule source de nutrition.
Un sujet encore mal documenté
L'ouvrage de référence académique en la matière, Toxic Substances in Crop Plants (« Substances toxiques dans les plantes cultivées »), rédigé par J. P. Felix D'Mello et C. M. Duffus, n'aborde pas directement la gelée royale, mais traite en revanche de plusieurs de ses composants. Le problème réside précisément dans le fait que ces ingrédients — notamment les acides aminés — sont étudiés isolément, sans tenir compte de l'ensemble organique que constitue la gelée. Néanmoins, ces recherches permettent d'apporter quelques pistes de réponse.
Les acides aminés : efficaces à très faible dose
De manière générale, D'Mello et Duffus se montrent réservés quant à l'usage des acides aminés présents en grande quantité dans la gelée royale, comme la cystéine et la lysine. Prises isolément, ces substances s'avèrent toxiques pour la plupart des cultures et des plantes. Toutefois, administrées en doses infimes, elles semblent produire un effet positif sur les végétaux. Si vous êtes convaincu que la gelée royale peut aider vos plantes, ces auteurs recommandent donc fortement de l'utiliser en très petites quantités.
Des acides protecteurs contre les maladies et le vieillissement
À faible dose, la lysine, la cystéine et d'autres acides tels que l'acide aspartique exercent des effets bénéfiques sur les cultures. Ces acides protègent essentiellement les plantes contre les maladies et le vieillissement prématuré. Utilisés avec parcimonie, ils améliorent également la manière dont la plante synthétise ses autres sources nutritives, rendant l'assimilation des nutriments plus efficace. Renforcer le « système immunitaire » naturel du végétal semble ainsi être le principal avantage de ces acides aminés contenus dans la gelée royale.
La gélatine : une source précieuse de nitrates
Autre composant important de la gelée royale : la gélatine, comme son nom l'indique. Lorsqu'elle est assimilée par la plante dans l'eau, elle fournit des nitrates, éléments vitaux dont le végétal a absolument besoin. Les nitrates constituent l'aspect le plus fondamental de tout aliment végétal et de toute vie végétale. La gelée royale, qui renferme une quantité appréciable de gélatine, dissoute dans l'eau, peut donc offrir à vos plantes un apport en nitrates favorable à leur croissance. Attention cependant : comme toujours, la quantité utilisée doit rester minime.
En conclusion, bien que la gelée royale soit reconnue pour ses bienfaits sur la santé humaine, son utilisation comme aliment pour les plantes repose sur des bases scientifiques fragiles. Ses composants — acides aminés, acides organiques et gélatine — peuvent théoriquement profiter aux végétaux, mais uniquement à doses infinitésimales. En cas de doute, mieux vaut privilégier des engrais dont l'efficacité a été clairement démontrée.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-plants/1007024418.html
