Le mildiou est une maladie courante qui touche aussi bien les tomates cultivées au jardin que celles des exploitations commerciales. Les trois principales formes de cette affection — le mildiou précoce, le mildiou tardif et la septoriose — sont provoquées par des infections fongiques qui se développent particulièrement pendant la saison des pluies. Ces maladies frappent les plants sans prévenir et, faute de traitement, elles peuvent détruire une plante entière, voire une récolte complète, à mesure qu'elles se propagent dans la plantation. Inspectez donc régulièrement vos plants de tomates afin de détecter toute trace de maladie sur le feuillage et intervenez immédiatement pour en limiter la propagation.
Matériel nécessaire
- Un sécateur bien aiguisé
- Un sac poubelle
- De l'alcool ménager
- Du coton
- Un spray au soufre biologique
- Un fongicide
- Une cage à tomates ou un treillis
- Du paillis organique
Étapes à suivre
1. Éliminez les parties infectées
Pour stopper la propagation de la maladie, coupez toutes les zones atteintes du plant de tomate. À l'aide d'un sécateur propre et stérilisé, supprimez le feuillage brun, tacheté ou ramolli, ainsi que les tiges et les fruits touchés. Recueillez les déchets dans un sac poubelle afin d'éviter la dispersion des spores fongiques. Entre chaque coupe, désinfectez les lames avec un coton imbibé d'alcool ménager pour prévenir toute contamination croisée.
2. Appliquez du soufre biologique
Dès que vous remarquez l'apparition de taches brunes ou jaunes sur le feuillage plus ancien, pulvérisez un traitement au soufre biologique sur vos plants de tomates.
3. Traitez avec un fongicide à base de cuivre
Si les symptômes persistent malgré les mesures de contrôle déjà mises en place, appliquez un fongicide à base de cuivre. Respectez scrupuleusement les dosages indiqués sur l'étiquette lors de la pulvérisation. En règle générale, traitez dès l'apparition des premiers signes de la maladie, puis renouvelez l'application tous les 7 à 10 jours par temps chaud et humide. Veillez à bien couvrir le dessus et le dessous des feuilles, jusqu'à ce que le produit ruisselle légèrement, afin de garantir une protection complète.
4. Débarrassez-vous des débris végétaux
À la fin de la saison de culture, ramassez tous les débris végétaux et résidus de récolte, puis détruisez-les pour éliminer les spores et les empêcher d'hiverner dans le sol. Vous pouvez également enfouir ces résidus dans la terre afin de casser le cycle des micro-organismes responsables et d'éviter que la maladie ne réapparaisse sur vos cultures suivantes.
5. Utilisez des tuteurs ou des cages à tomates
Cultivez vos tomates sur treillis ou dans des cages spécifiques plutôt que de les laisser ramper au sol. Ce support améliore la circulation de l'air autour des plants et permet au feuillage de sécher rapidement après l'arrosage, ce qui réduit considérablement les risques de maladies fongiques.
6. Paillez le pied des plants
Étalez une couche de 5 à 8 centimètres de paillis organique — tontes de gazon séchées, copeaux de bois ou paille — autour de chaque plant de tomate. Cette barrière limite la projection des spores fongiques présentes dans le sol lors des arrosages ou des pluies. Le paillage présente un double avantage : il conserve l'humidité du sol et maintient les racines au frais durant les mois d'été.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-tomatoes/1007133236.html
