Les cochenilles sont de très petits insectes ravageurs dont la gamme d'hôtes est particulièrement étendue : elle comprend les arbustes ornementaux, les arbres d'ombrage et les arbres fruitiers. Ces parasites s'installent sur le feuillage, les rameaux, les tiges et les fruits des plantes atteintes, dont ils aspirent la sève. On distingue deux grandes familles : les cochenilles à corps mou, recouvertes d'une sécrétion cotonneuse ou cireuse, et les cochenilles à bouclier, protégées par un tégument dur en forme d'écusson. Plusieurs espèces présentent une couleur blanche caractéristique.
Principales espèces de cochenilles blanches
La cochenille du pin
La cochenille du pin (Chionaspis pinifoliae) figure parmi les espèces blanches les plus répandues. Son corps ovale, allongé et blanc mesure environ 3 mm de long. Elle s'attaque principalement au sapin de Douglas, à la pruche, au pin, au sapin et à l'épicéa.
La cochenille furfuracée
La cochenille furfuracée (Chionaspis furfura) infeste couramment le pommier à fleurs, toutes les espèces du groupe Prunus, le pommier ainsi que de nombreuses plantes ligneuses caduques d'ornement. Elle mesure environ 3 mm, présente une forme aplatie en poire et une couleur blanc terne.
La cochenille du genévrier
Chez la cochenille du genévrier (Carulaspis juniperi), les femelles sont de couleur blanc sale avec un centre jaune, tandis que les mâles, entièrement blancs, sont plus petits. On la trouve fréquemment sur le thuya, le genévrier, le cyprès et le cèdre à encens.
Cycle de vie
De nombreuses espèces de cochenilles n'ont pas besoin de mâle pour se reproduire. Les femelles matures produisent des œufs qu'elles dissimulent sous leur corps. De ces œufs éclosent des larves minuscules et mobiles, généralement jaunes à orangées. Capables de marcher sur la plante infestée, elles se dispersent souvent vers d'autres végétaux, portées par le vent ou transportées par les oiseaux. En l'espace d'un jour ou deux, chaque larve trouve un emplacement où s'installer, puis devient immobile tout en se nourrissant et en grandissant.
Dégâts causés
Les cochenilles possèdent des pièces buccales filiformes, appelées stylets, dont la longueur représente environ un sixième à un huitième de celle de leur corps. En insérant ces stylets dans les cellules végétales, elles aspirent la sève de la plante. Les dégâts provoquent un déclin progressif de la vigueur et une croissance médiocre, suivis du dépérissement des branches et des rameaux. Les hôtes déjà affaiblis peuvent finir par mourir entièrement. Par ailleurs, en se nourrissant, les cochenilles sécrètent un miellat collant qui attire des ravageurs secondaires tels que les fourmis et les guêpes, et favorise le développement d'un champignon noir fuligineux, la fumagine, sur les zones infestées de l'arbre.
Moyens de lutte
Pour limiter les populations de cochenilles, introduisez des prédateurs naturels dans les arbres infestés, comme de petites guêpes parasitoïdes et des coccinelles. Pulvérisez également une huile dormante juste avant le débourrement, entre fin mars et début avril, afin de réduire les risques d'infestation ultérieure. Pour une efficacité maximale, appliquez les insecticides au moment où les larves mobiles viennent d'éclore, car c'est à ce stade qu'elles sont les plus vulnérables. Les traitements recommandés comprennent les huiles horticoles et le savon insecticide.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-jasmine/1007107323.html
