La consommation de mûres remonte à plusieurs milliers d'années. Les Amérindiens appréciaient déjà les mûres sauvages cueillies dans la nature, tandis que les premiers colons européens expérimentaient le séchage et la conservation de ces baies pour un usage domestique. Aujourd'hui encore, de nombreux foyers américains savourent les mûres de multiples façons, qu'elles soient achetées dans le commerce ou cultivées dans leurs propres jardins.
Cultiver ses propres mûriers est une expérience gratifiante, mais elle demande de respecter certaines règles essentielles. Voici tout ce qu'il faut savoir pour réussir la plantation de vos mûriers.
Le bon moment pour planter
Plantez vos mûriers au début du printemps, lorsque le sol commence à se réchauffer mais avant le plein démarrage de la végétation. Si vous commandez vos plants par correspondance, passez commande environ un mois à l'avance. Dans la mesure du possible, indiquez au vendeur la date souhaitée pour la livraison.
Dès réception des plants, mettez-les en terre immédiatement. Si cela n'est pas possible, conservez-les dans un endroit frais de votre maison en veillant à bien les emballer afin d'éviter que les racines ne se dessèchent.
Les techniques de plantation
La méthode de plantation varie selon l'état dans lequel vos plants arrivent :
Plants à racines nues
Pour les plants dont les racines sont exposées, creusez une tranchée peu profonde et placez-y les racines recouvertes de terre humide afin de prévenir toute déshydratation en attendant la plantation définitive.
Plants achetés en conteneur ou en motte
Les plants provenant d'une pépinière présentent généralement une tige de 15 à 20 cm émergeant d'une motte de racines compactée. Servez-vous de cette tige pour manipuler et transporter la plante sans l'abîmer. Installez ensuite la plante dans un sol humide, en l'enfouissant environ 2,5 cm plus profondément qu'elle ne l'était en pépinière. Tassez délicatement la terre autour des racines pour éliminer les poches d'air.
Les conditions environnementales idéales
Les mûriers ne figurent pas parmi les cultures les plus rustiques : ce sont les climats tempérés chauds qui leur conviennent le mieux. Choisissez donc un emplacement abrité et évitez les zones exposées aux vents violents.
- Vents chauds : ils provoquent des brûlures et une déshydratation du feuillage, ce qui augmente considérablement les besoins en eau de la plante.
- Vents froids : ils peuvent endommager les cannes et causer leur cassure, fragilisant durablement la plante.
Un site ensoleillé, protégé du vent et doté d'un sol bien drainé offrira à vos mûriers les meilleures chances de prospérer.
Les précautions indispensables
Évitez les sols ayant accueilli des solanacées. Ne plantez jamais de mûriers dans une terre où ont précédemment poussé des pommes de terre, des poivrons, des aubergines ou des tomates. Ces cultures laissent dans le sol un champignon responsable de la verticilliose, une maladie qui peut décimer vos plants.
Méfiez-vous des anciennes zones de culture fruitière. N'installez pas non plus vos mûriers dans un espace où des arbres fruitiers ont été cultivés. Planter à l'emplacement d'anciens pêchers, vignes, framboisiers, pommiers ou mûriers sauvages expose vos plants à la pourriture des racines, à la bactériose du collet (crown gall), à la double floraison ou à d'autres dégâts importants.
Pour limiter efficacement ces risques, respectez une distance d'au moins 300 mètres entre votre nouvelle plantation et ces anciennes zones de culture. Cette précaution simple réduit considérablement les risques de contamination et garantit des récoltes saines et abondantes pendant de nombreuses années.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-berries/1007102710.html
