La pollinisation désigne le transfert du pollen depuis l'anthère, organe mâle de la fleur, vers le stigmate, son organe femelle. Ce processus peut s'accomplir de multiples façons, et les plantes ont développé une grande variété de stratégies pour attirer leurs pollinisateurs : couleurs éclatantes, motifs des pétales, forme de la fleur ou encore parfums envoûtants.
La couleur des pétales
L'iris constitue un excellent exemple de fleur utilisant la couleur de manière stratégique pour attirer les pollinisateurs. Les abeilles ne perçoivent que certaines teintes, parmi lesquelles le jaune et le blanc. Le long pétale antérieur, en forme de langue, que l'on observe sur de nombreuses variétés d'iris présente des rayures blanches et jaunes évoquant une piste d'atterrissage, qui guident les abeilles directement vers le cœur de la fleur.
Certaines fleurs affichent même des motifs ultraviolets, invisibles à l'œil humain mais parfaitement détectables par les abeilles, qui se laissent ainsi attirer. À l'inverse, les couleurs pâles réfléchissent la lumière de la lune et séduisent les chauves-souris et les papillons de nuit : c'est pourquoi tant de fleurs nocturnes sont blanches ou jaunes.
La structure de la fleur
La disposition des pétales et des sépales joue elle aussi un rôle essentiel dans l'attraction des pollinisateurs. Les papillons doivent se poser pour se nourrir : ils privilégient donc les fleurs aux pétales larges, comme les marguerites, qui leur offrent un soutien stable. D'autres insectes, tels que les coléoptères et les bourdons, apprécient également ces véritables plateformes d'atterrissage.
Selon le Service forestier des États-Unis, les fleurs des plantes de la famille de la menthe dissimulent leur nectar au fond de profonds tubes floraux, de sorte que seuls des pollinisateurs spécifiques — sphinx, papillons et colibris — parviennent à y accéder.
Le pistil
Le pistil est l'organe reproducteur femelle de la fleur. De forme vasée, il occupe le centre de la plante et renferme le nectar, qui sert à la fois de nourriture et d'appât pour les pollinisateurs. Très riche en sucre, le nectar est produit en grande quantité par les plantes dépendant de pollinisateurs à forte dépense énergétique, comme les colibris. Le pollen recèle lui aussi des trésors nutritionnels : acides aminés, vitamines et minéraux indispensables à l'alimentation des pollinisateurs, toujours selon le Service forestier des États-Unis.
Les étamines
Les étamines constituent les organes reproducteurs mâles de la fleur. Surmontées d'anthères productrices de pollen, elles jouent un double rôle : le pollen assure bien sûr la reproduction des plantes, mais il représente également une source de nourriture précieuse pour de nombreux pollinisateurs.
Particulièrement riche en protéines, le pollen est consommé par des insectes comme les abeilles et les coléoptères. Les plantes qui dépendent de ces visiteurs gourmands en produisent donc davantage, afin d'en conserver suffisamment pour leur propre reproduction tout en nourrissant leurs alliés naturels.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/flower-basics/1007099736.html
