Le févier d'Amérique (Gleditsia triacanthos) pousse à l'état naturel aux États-Unis, depuis le centre de la Pennsylvanie jusqu'en Louisiane vers le sud-ouest, en passant par le centre du Texas à l'ouest et des États comme l'Iowa et l'est du Nebraska au nord. Bien que cet arbre ne soit pas toxique, cela ne signifie pas pour autant qu'il soit exempt de tout inconvénient si vous envisagez de l'intégrer dans votre aménagement paysager.
Ravageurs et maladies
La principale qualité ornementale du févier réside dans son feuillage composé : une tige principale pouvant atteindre 20 centimètres de long, sur laquelle s'insèrent de nombreuses petites folioles mesurant parfois moins d'un centimètre. Ce feuillage attrayant, combiné à la capacité de l'arbre à prospérer dans des conditions difficiles, en fait un excellent candidat comme arbre d'ombrage ou arbre d'alignement urbain. Cependant, son utilisation croissante à ces fins a attiré l'attention de nombreux insectes qui y trouvent une source de nourriture potentielle.
Parmi les ravageurs spécifiques au févier figure notamment la pyrale du mimosa. Les araignées rouges peuvent également s'attaquer à cet arbre, avec une capacité dévastatrice : lors d'une infestation sévère, elles peuvent dévorer l'intégralité du feuillage. Les cochenilles, les insectes foreurs du bois et certaines espèces de papillons de nuit se nourrissent aussi de différentes parties de l'arbre.
Côté maladies, l'espèce fait preuve d'une résistance remarquable. Selon le Service national des forêts américain, seules certaines affections fongiques provoquant la pourriture du bois et quelques maladies foliaires altérant l'apparence du feuillage sont à signaler.
Les gousses comme source de nourriture
Les fleurs du févier, en forme de clochettes verdâtres et jaunâtres, apparaissent en mai ou juin. Leur apport ornemental reste limité, mais elles donnent naissance à de longues gousses ressemblant à des bandes suspendues. Ces gousses mesurent entre 18 et 45 centimètres de longueur, sont légèrement torsadées et passent du vert à différentes nuances de brun. Elles persistent sur l'arbre jusque durant l'hiver.
C'est d'ailleurs à la substance sucrée et gommeuse contenue dans ces gousses que l'arbre doit son nom commun anglais « honey locust ». Comestibles, elles sont consommées sans aucun effet nocif par le bétail et de nombreuses espèces sauvages, comme le précise le National Audubon Society Field Guide to Trees: Eastern Region. Le cerf de Virginie, l'opossum, la corneille, les écureuils gris et roux ainsi que les sangliers se délectent de ces gousses, dont la teneur en protéines peut atteindre 13 %.
Les désagréments causés par les gousses
Les gousses du févier peuvent se former en grande quantité sur l'arbre, ce qui le rend peu esthétique une fois les feuilles tombées : il ne reste alors que ces gousses brunes et dégingandées accrochées aux branches. Lorsqu'elles finissent par tomber, elles s'accumulent au pied de l'arbre, créant un véritable désordre qui vous demandera beaucoup d'énergie pour être ramassé et évacué.
Les épines : un danger bien réel
Si les gousses constituent surtout une nuisance visuelle, les épines du févier représentent quant à elles un véritable danger. Le tronc, les branches et même les rameaux sont armés de pointes acérées dont le contact est loin d'être agréable.
Une solution efficace consiste à choisir un cultivar dépourvu d'épines. C'est le cas du cultivar « Moraine », selon la base de données végétales de l'Université du Connecticut : celui-ci ne possède ni épines ni fruits, atteint environ 12 mètres de hauteur et offre un superbe feuillage jaune à l'automne.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007093362.html
