Une maison ne vaut que par ses fondations. Pourtant, même les meilleures d'entre elles ont parfois besoin d'un coup de main. Avec le temps, ces structures vieillissent, s'humidifient et se fissurent. Une rénovation de la maison peut également ajouter un poids considérable sur la structure porteuse. Dans bien des cas, la fondation ne supporte qu'un nombre limité d'hivers et d'étés avant que le cycle gel-dégel n'ait raison d'elle. Il devient alors souvent nécessaire de procéder à une mise à niveau.
Le soutènement : la base de toute remise à niveau
La mise à niveau d'une maison est communément appelée « soutènement en béton » ou simplement « soutènement ». De nombreuses méthodes existent, mais toutes reposent sur le même principe : percer la fondation existante et utiliser un matériau de soutien là où la structure s'affaisse ou s'enfonce dans le sol ou le sable.
Toutes les techniques de soutènement exigent une excavation autour des fondations et, dans la plupart des cas, un forage dans le béton afin d'y insérer un élément offrant un soutien supplémentaire et permettant de « redresser » la construction. Attention toutefois : aucune de ces méthodes n'est garantie à 100 %. Mal exécutées, elles peuvent même aggraver l'affaissement, surtout si le sol est trop instable pour supporter la charge.
La méthode conventionnelle
C'est la technique la plus ancienne et la plus répandue. Elle consiste à creuser plusieurs puits près et sous la fondation, aux endroits où elle s'affaisse. Du béton est ensuite coulé sous le point le plus bas de la zone affaissée. Ce soutien supplémentaire force progressivement les autres côtés, non soutenus, de la maison à s'affaisser à leur tour, nivelant ainsi l'ensemble de la structure. Dans certains cas, cette méthode sert simplement à empêcher tout affaissement supplémentaire.
Pieux, clous et équerres en acier
Les pieux et les clous fonctionnent selon un principe similaire, la technique du « clou » étant simplement de plus petite dimension. Le choix dépend de la structure concernée : pour une maison individuelle, c'est généralement la technique du clou ou du béton qui sera privilégiée.
La technique de l'« équerre », quant à elle, consiste à insérer un groupe de pieux ou de clous à intervalles réguliers sur le côté affaissé du bâtiment. Ces pieux sont ensuite reliés entre eux par une équerre en acier qui apporte un soutien latéral et soulage partiellement la charge supportée par chaque élément. Cette solution est plutôt réservée aux structures lourdes comme les hôpitaux, les écoles ou les bâtiments publics. La plupart des habitations résidentielles optent pour des micropieux ou des puits en béton.
Les micropieux
Cette méthode consiste à percer le milieu de la fondation en béton, du côté qui s'affaisse, afin d'y fixer des pieux de petite taille mais extrêmement résistants. Ces derniers permettent de « soulever » la maison en étendant la portée de la fondation du côté affaissé. Les micropieux actuels sont conçus pour supporter des charges allant jusqu'à 200 tonnes, voire davantage.
L'injection de résine expansive
Mise au point en Nouvelle-Zélande, cette méthode relativement récente utilise de minuscules trous percés au cœur de la fondation en béton, dans lesquels une résine spéciale est injectée. Conçue pour se dilater, celle-ci gonfle ensuite et soulève la maison en douceur. En durcissant, elle forme une mousse dense et solide qui comble au passage toutes les fissures et cavités présentes dans la fondation.
À retenir
Quelle que soit la technique envisagée, il est vivement recommandé de faire appel à des professionnels qualifiés. Une étude géotechnique préalable permettra d'analyser la nature du sol et de déterminer la solution la plus adaptée à votre situation, garantissant ainsi la stabilité durable de votre habitation.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/exterior-home-repair/1007069723.html
