La peinture liquide et le thermolaquage (revêtement en poudre) sont deux techniques couramment utilisées dans le domaine de la finition industrielle. Toutes deux nécessitent généralement un processus de durcissement à la chaleur, mais elles diffèrent considérablement dans leurs méthodes d'application. La peinture liquide demeure la méthode traditionnelle employée pour le revêtement des surfaces. Avec les évolutions récentes des technologies de finition, le thermolaquage s'est imposé comme l'option la plus populaire pour traiter différents types de substrats.
Le procédé
La peinture consiste à étaler une peinture liquide sur la surface du produit. Elle se compose d'un seul composant qui sèche au contact de l'air ou sous rayonnement UV. Le procédé de thermolaquage utilise quant à lui une poudre sèche et fluide. Un pistolet pulvérise la poudre par voie électrostatique sur la surface, laquelle est ensuite exposée à une température élevée : la poudre fond alors pour former une couche lisse, uniforme et solide.
La durabilité
La peinture apporte un aspect esthétique à la surface et produit un rendu lisse et brillant. Cependant, elle peut facilement s'écailler lorsqu'elle est rayée par un objet tranchant. Elle se dégrade et pâlit plus rapidement, ce qui expose le produit à la rouille. Le thermolaquage forme une couche continue sans joint, qui protège efficacement l'extérieur contre la corrosion et les autres détériorations. Il résiste à la décoloration, aux impacts et à l'écaillage. Plus économique que la peinture en aérosol, il offre une longévité pouvant atteindre 20 ans.
Le durcissement
Les peintures liquides présentent des réticulations chimiques qui durcissent à une température plus élevée. Les peintures contenant des catalyseurs nécessitent un séchage par humidité ou à température ambiante. Quel que soit le mode de durcissement, les solvants s'évaporent pendant le processus. Le durcissement à haute température requiert environ 15 à 20 minutes de cuisson entre 170 et 180 °C.
Pour le thermolaquage, le temps de polymérisation dépend de la nature de la surface du produit et du type de poudre utilisé. La poudre commence à fondre et à s'étaler dès qu'elle est exposée à une température élevée. Les poudres durcissent généralement à environ 200 °C en 10 à 15 minutes.
L'impact environnemental
Les peintures liquides émettent des composés organiques volatils (COV) dangereux pour l'environnement. Elles génèrent également davantage de déchets que le thermolaquage. Contrairement à la peinture liquide, le thermolaquage n'a quasiment aucun impact sur l'environnement, car il est totalement exempt de solvants. De plus, la réutilisation et le recyclage de la poudre excédentaire permettent d'atteindre un taux d'utilisation de 100 %. À la différence de la peinture liquide, le thermolaquage ne libère pas non plus de substances cancérigènes.
Les domaines d'utilisation
Les peintures liquides sont particulièrement utiles pour traiter des produits présentant de faibles tolérances dimensionnelles. Des finitions spécialisées brillantes et métallisées sont disponibles en peinture liquide, difficiles à reproduire avec la poudre. Les peintures liquides conviennent également très bien aux petites séries produites par lots. Elles sont privilégiées sur le plastique, car ce matériau ne supporte pas les hautes températures exigées par le thermolaquage. Ce dernier produit en revanche des finitions plus épaisses et plus résistantes.
En résumé
Le choix entre peinture liquide et thermolaquage dépend avant tout de vos besoins spécifiques : précision et variété esthétique pour la peinture liquide, robustesse, économie et respect de l'environnement pour le thermolaquage. Une analyse attentive du substrat, du volume de production et des contraintes techniques vous permettra de sélectionner la solution de finition la mieux adaptée à votre projet.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/paint-wallpaper/1007065788.html
