De nombreux jardiniers ne jurent que par leur motoculteur pour incorporer du compost, du paillis et d'autres matières organiques dans la terre de leur potager. Cet outil peut être un excellent allié contre les maux de dos et facilite indéniablement le travail du sol. Certains l'utilisent même plusieurs fois par saison. Pourtant, le labour présente autant d'avantages que d'inconvénients, et il est essentiel de bien les connaître pour utiliser votre motoculteur à bon escient.
Ce que le labour fait aux micro-organismes
Chaque passage du motoculteur perturbe les micro-organismes qui vivent dans votre sol. En apportant de l'oxygène à la terre, le labour stimule l'activité microbienne : si vous n'incorporez pas de matière organique en même temps, vous épuiserez les réserves existantes, car celles-ci se décomposeront beaucoup plus rapidement.
Le labour tue également les vers de terre, si précieux pour la fertilité du sol, en les sectionnant. Contrairement à la croyance populaire, chaque morceau ne donne pas naissance à un nouveau ver : une fois coupés, ils meurent.
Quand utiliser le motoculteur
Labourer le jardin en début de saison de croissance afin d'ameublir le sol avant la plantation constitue l'usage le plus courant du motoculteur. Il s'avère particulièrement utile pour décompacter une terre tassée et y mélanger paille, fumier et compost en une seule opération.
Incorporez donc tout ce que vous souhaitez ajouter d'un seul coup. Il est déconseillé de labourer avec la matière organique, puis de repasser quelques semaines plus tard juste avant la plantation : ces passages répétés fragilisent la structure du sol.
Quand éviter le motoculteur
Bien choisir le moment de ce premier labour de la saison est crucial. Avant de sortir votre machine, vérifiez toujours l'humidité du sol. Ne labourez jamais un terrain détrempé : la terre formerait des mottes compactes qui sécheraient en l'état. À l'inverse, travailler un sol trop sec le réduirait en poussière. Le moment idéal est celui où la terre est simplement humide, semblable à une éponge essorée.
Il n'est pas nécessaire de labourer le jardin en fin de saison. Mieux vaut arracher les plantes épuisées plutôt que de les enfouir dans le sol : cette précaution limite la propagation des maladies et des œufs d'insectes susceptibles d'hiverner et de ravager votre jardin l'année suivante. Laissez ensuite le sol se reposer tranquillement pendant l'hiver.
Le labour contre les mauvaises herbes
Passer le motoculteur entre les rangs peut sembler une bonne façon de venir à bout des mauvaises herbes, mais cette pratique perturbe les micro-organismes et peut nuire à long terme à la santé de votre sol. Privilégiez plutôt d'autres méthodes de désherbage, comme l'arrachage manuel ou l'utilisation d'une binette ou d'une houe, plus respectueuses de l'équilibre biologique de votre terre.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/vegetable-garden/1007050528.html
