Encore rares en Amérique du Nord, les alpagas sont de plus en plus appréciés des éleveurs pour leur laine douce et précieuse. Faciles à élever, ces camélidés originaires d'Amérique du Sud mesurent environ la moitié de la taille de leurs cousins plus connus, les lamas. Si vous élèvez des alpagas — ou si vous habitez à proximité d'un élevage — vous pouvez profiter d'un autre atout de ces animaux fascinants : transformer leur fumier en compost de jardin de qualité en seulement 120 jours.
Bonne nouvelle : les alpagas ont tendance à déposer leurs excréments toujours au même endroit, dans un ou deux zones spécifiques de leur enclos. Cette habitude rend la collecte du fumier particulièrement simple et rapide.
Matériel nécessaire
- Pelle à fond plat
- Brouette ou chariot de jardin
- Bac à compost (facultatif)
- Litière d'alpaga usagée
- Tuyau d'arrosage
- Bâche
- Autres matériaux compostables (facultatif)
Étapes de préparation du compost
1. Collectez le fumier
Ramassez le fumier d'alpaga à l'aide d'une pelle à fond plat, puis rassemblez-le dans une brouette ou un chariot de jardin pour le transporter facilement.
2. Choisissez un emplacement adapté
Déversez le fumier sur un site situé bien à l'écart des cours d'eau, des nappes phréatiques et des limites de votre propriété afin d'éviter toute contamination. Vous pouvez former un tas de compost à l'air libre ou le confiner dans un bac à compost préparé à cet effet.
3. Ajoutez la litière
Récupérez la litière des alpagas de la même manière et superposez-la au tas. La litière, comme la paille ou le foin usagés, apporte le carbone nécessaire au fumier riche en azote et accélère ainsi le processus de décomposition assuré par les micro-organismes présents dans le mélange. Visez un ratio d'environ 1 part de litière pour 3 parts de fumier.
4. Constituez le tas
Continuez à alterner les couches de fumier et de litière. Un tas de compost à l'air libre doit idéalement mesurer entre 1,8 et 4,5 mètres de large à la base, entre 0,9 et 2,4 mètres de hauteur, avec une forme grossièrement conique qui favorise une bonne circulation de l'air.
5. Protégez le tas
Couvrez le tas avec une bâche. Cette protection ralentit le dessèchement causé par le soleil et limite le lessivage des nutriments par la pluie.
6. Surveillez l'humidité
Vérifiez régulièrement le taux d'humidité de votre compost : lorsque vous prenez une poignée de matière, vous devez pouvoir en extraire quelques gouttes de liquide en la pressant. Si le tas est trop sec, arrosez-le ; s'il est trop humide, ajoutez davantage de litière ou laissez-le découvert quelque temps. Par temps chaud, inspectez le tas quotidiennement.
7. Retournez et patientez
Retirez la bâche et retournez le tas avec une pelle au moins une fois par semaine. Cette opération aère le compost et permet aux micro-organismes de respirer, ce qui active la décomposition. Votre compost est prêt à l'emploi lorsqu'il arbore une couleur brun foncé, une texture friable et qu'il dégage une agréable odeur de sous-bois.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/soil/1007049966.html
