Si vous possédez un cheval, vous avez probablement aussi beaucoup de fumier à gérer. Ce fumier peut devenir une source de problèmes, ou bien se transformer en matière première précieuse : un compost organique riche, idéal pour fertiliser votre pâture et nourrir votre jardin. Le compostage du fumier de cheval vous permet ainsi de résoudre le problème de l'élimination des déchets de manière écologique et économique.
Matériel nécessaire
- Tuyaux en PVC
- Perceuse
- Bâche ou film plastique
Étapes à suivre
1. Constituez le tas de fumier
Empilez votre fumier sur une hauteur d'au moins 1 mètre. Un tas d'environ 2 mètres sur 2 donne les meilleurs résultats pour le compostage, mais vous pouvez commencer avec un tas de 1 mètre de haut si nécessaire. Attention : un tas de moins de 1 mètre ne générera pas suffisamment de chaleur pour éliminer les agents pathogènes et lancer efficacement le processus de compostage.
2. Retournez le tas régulièrement
Retournez le tas à intervalles réguliers à l'aide d'un tracteur. Si vous n'avez pas accès à un tracteur, insérez quelques tuyaux en PVC d'environ 1,50 mètre dans le tas : ils agiront comme des cheminées et permettront à la chaleur de se dissiper tout en améliorant la circulation de l'air. Si vous savez dès le départ que vous ne pourrez pas retourner le tas mécaniquement, placez les tuyaux en PVC au fur et à mesure de la construction du tas. Percez des trous dans les tuyaux pour optimiser l'aération.
3. Surveillez la température
Contrôlez la température de votre tas de compost à l'aide d'un thermomètre spécial pour compost, disponible dans la plupart des jardineries. Le tas doit démarrer à une température relativement basse, d'environ 10 à 45 °C. À mesure que le processus de compostage s'active, la température doit monter entre 45 et 70 °C, puis redescendre lentement jusqu'à la température ambiante. Cette montée en chaleur est essentielle : elle détruit les graines de mauvaises herbes et les agents pathogènes présents dans le fumier.
4. Protégez le tas des intempéries
Couvrez le tas avec une bâche ou un morceau de plastique afin d'éviter qu'il ne soit trop mouillé par la pluie. Pour faciliter la manipulation, clouez ou agrafez une planche à l'avant de la bâche : vous pourrez ainsi la déplacer plus aisément selon vos besoins. Maintenez le tas couvert par temps pluvieux, mais pensez à arroser légèrement le compost lorsque le temps est sec, car l'humidité est indispensable à l'activité des micro-organismes.
5. Vérifiez la maturation du compost
Inspectez régulièrement votre tas de compost et examinez la matière chaque fois que vous le retournez. Le compost est prêt lorsqu'il présente une texture homogène, sombre et friable, et dégage une agréable odeur de sous-bois. Selon les conditions, le processus complet prend généralement entre deux et trois mois avec des retournements fréquents.
En suivant ces étapes simples, vous transformerez un déchet contraignant en un amendement naturel de grande valeur, bénéfique pour vos sols, vos cultures et l'environnement.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/garden-tools-supplies/1007041849.html
