Il existe plusieurs techniques pour multiplier — autrement dit reproduire — un rosier. La germination par semis est la méthode de reproduction la plus connue, mais une plante peut également se reproduire à partir d'une partie de son anatomie autre que ses graines. Dans cette catégorie de reproduction sans semis, on distingue principalement deux approches : le bouturage, qui consiste à prélever une tige sur la plante mère, et le greffage, qui associe deux variétés différentes.
Comprendre les différences essentielles entre ces méthodes de multiplication vous aidera à déterminer laquelle offre les meilleures chances de réussite pour vos rosiers.
La multiplication par bouturage
Multiplier un rosier par bouturage consiste à couper une tige sur un pied existant et à utiliser cette tige pour créer un nouveau plant. Les tiges portant plusieurs fleurs sont idéales pour cette opération : une bouture d'environ 18 centimètres (7 pouces), dont on retire les feuilles inférieures, constitue un excellent candidat pour devenir un nouveau rosier.
La meilleure période de l'année pour prélever une bouture est l'hiver. Cependant, il faut redoubler de vigilance pour protéger la bouture des températures extrêmement froides, sans quoi elle ne s'enracinera pas.
La multiplication par greffage d'œil
Le greffage d'œil est une autre méthode couramment utilisée pour multiplier les rosiers. Contrairement au bouturage, il consiste à assembler des parties provenant de deux variétés de roses différentes afin de créer un nouveau rosier hybride.
Le moment idéal pour prélever un œil (un bourgeon) sur une tige se situe au mois d'août, même s'il est également possible de le faire à la fin de l'automne ou au début de l'hiver. L'œil est retiré d'une tige défleurie puis inséré dans la tige d'un autre rosier. En général, le nouveau bourgeon doit être ligaturé et protégé afin d'éviter qu'il ne se dessèche.
Les avantages du bouturage
Ces deux méthodes sont largement employées et affichent toutes deux un taux de réussite élevé, à condition d'appliquer les bonnes techniques. Le bouturage présente un atout majeur : les rosiers poussent généralement plus facilement et restent plus vigoureux lorsqu'ils se développent sur un système racinaire déjà établi plutôt que lorsqu'ils doivent en créer un nouveau.
Les variétés anciennes se prêtent particulièrement bien au bouturage, car elles sont déjà bien acclimatées à leur région de culture. En revanche, si vous vivez dans une région au climat particulièrement froid ou si vous ne pouvez pas conserver la bouture dans des conditions optimales jusqu'à la plantation, cette méthode n'est peut-être pas la plus adaptée à votre situation.
Les avantages du greffage d'œil
L'intérêt principal du greffage réside dans la combinaison du matériel génétique de deux types de roses différents : cela permet de créer des variétés entièrement nouvelles, introuvables en jardinerie.
Son principal inconvénient ? C'est une technique plus coûteuse, plus longue à mettre en œuvre et qui exige davantage de savoir-faire que les autres méthodes de multiplication. Un jardinier débutant ou peu expérimenté dans la multiplication des rosiers préférera donc peut-être une technique plus simple. Mais si le greffage est réalisé correctement, vous serez récompensé par des rosiers vigoureux et originaux.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/rose-garden/1007006200.html
