Le gombo est un membre de la famille des hibiscus. Ce légume est souvent utilisé dans les soupes et les ragoûts, mais il peut également être consommé frit ou mariné. Il se cultive principalement dans les régions aux étés longs et chauds, car il prospère par temps chaud. Malheureusement, le gombo est sensible à une variété d'insectes nuisibles, tous attirés par sa sève dont ils se nourrissent.
Les principaux ravageurs du gombo
Le gombo est fréquemment endommagé par les pucerons et les aleurodes. Les pucerons de la pomme de terre, les pucerons verts du pêcher et les pucerons du spirée figurent parmi les espèces les plus courantes sur les plants en croissance. C'est l'aleurode argenté qui infeste le plus souvent le gombo. Pucerons et aleurodes causent des dégâts en perçant le feuillage avec leurs pièces buccales acérées pour sucer la sève. De plus, ces deux insectes produisent du miellat, une substance collante qui attire les champignons de la fumagine.
Le gombo peut aussi être attaqué par diverses chenilles, notamment la légionnaire d'automne, la légionnaire méridionale et la fausse-arpenteuse du chou. Ces chenilles sont particulièrement destructrices car elles se nourrissent en grands groupes et se reproduisent très rapidement.
Signes et symptômes d'une infestation
Les insectes producteurs de miellat, comme les pucerons et les aleurodes, aspirent la sève des feuilles, ce qui leur donne une apparence mouchetée ou tachetée. La salive des pucerons contient des toxines qu'ils injectent dans la plante, provoquant un épaississement ou un recroquevillement des feuilles. Ces deux insectes se trouvent généralement au revers des feuilles de gombo, où ils se nourrissent.
Après leur repas, ils produisent du miellat, un excrément sucré et collant. Les champignons responsables de la fumagine adhèrent aux zones couvertes de miellat et y forment un revêtement noir velouté, peu esthétique et nuisible à la photosynthèse.
Quant aux chenilles, elles dévorent les feuilles et peuvent entièrement défolier les plants pendant leur alimentation. Un grand nombre de larves suffit souvent à tuer le plant de gombo. Bonne nouvelle : elles se nourrissent à toute heure de la journée, ce qui les rend faciles à repérer sur les plants.
Lutte culturale : les méthodes naturelles
Il est souvent possible d'éliminer les pucerons et les aleurodes d'un plant infesté simplement avec de l'eau. Un jet puissant provenant de votre tuyau d'arrosage permet de déloger ces insectes et de réduire leurs dégâts. Pour de meilleurs résultats, répétez l'opération plusieurs fois par semaine.
Pour les chenilles, la méthode manuelle reste efficace : ramassez-les à la main et déposez-les dans un grand seau d'eau savonneuse pour les éliminer.
Lutte chimique : traitements ciblés
Les huiles horticoles et les solutions savonneuses permettent de contrôler efficacement les pucerons et les aleurodes. Ces deux produits agissant par contact, il est essentiel de bien traiter l'ensemble du plant, y compris le dessous des feuilles, là où les insectes se cachent. Les huiles horticoles présentent un avantage supplémentaire : elles aident à détacher la fumagine, facilitant ainsi son retrait du plant.
Pour lutter contre les chenilles, privilégiez les insecticides contenant de la spinosad comme matière active. Dans tous les cas, respectez scrupuleusement les instructions figurant sur l'étiquette du produit afin de garantir une efficacité maximale tout en assurant votre sécurité.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048891.html
