Le méthane est un gaz qui peut persister dans l'atmosphère pendant quinze ans. Ce puissant gaz à effet de serre provient de nombreuses sources naturelles et d'activités humaines : décharges, mines de charbon, stations d'épuration des eaux usées, installations gazières et pétrolières en font partie. Plus de vingt fois plus efficace que le dioxyde de carbone pour piéger la chaleur atmosphérique, il constitue néanmoins une source d'énergie importante. Aux États-Unis, de nombreuses entreprises s'efforcent d'ailleurs de réduire leurs émissions grâce à des méthodes de gestion et à des technologies adaptées.
L'asphyxiation
Le méthane n'est pas toxique en soi, mais il peut devenir mortel lorsqu'il se combine avec d'autres gaz ou lorsqu'il remplace l'oxygène de l'air. Il provoque l'asphyxie en déplaçant l'oxygène disponible. Des symptômes tels que vertiges et maux de tête peuvent apparaître, mais ils passent souvent inaperçus jusqu'à ce que le cerveau signale au corps de chercher désespérément de l'air. Il est alors généralement trop tard : la personne s'effondre et, privée d'oxygène, elle décède le plus souvent.
Le risque d'explosion
Extrêmement inflammable, le méthane peut facilement provoquer des explosions. Il peut s'infiltrer sans être détecté dans les bâtiments et les espaces clos, et une simple étincelle suffit à enflammer le gaz accumulé. Les explosions de méthane sont d'une violence extrême et les dégâts peuvent être dévastateurs. Elles ne se limitent pas à la zone où la concentration est la plus élevée : elles touchent tous les endroits où le gaz s'est propagé, que ce soit une seule pièce ou tout un pâté de maisons.
Le lien avec le monoxyde de carbone
Le gaz naturel est composé à 97 % de méthane, et des problèmes surviennent lorsque la ventilation est insuffisante. Le monoxyde de carbone, sous-produit du méthane, est un gaz incolore, inodore, insipide et non irritant — mais redoutablement mortel. Les symptômes d'une intoxication comprennent maux de tête, vertiges, nausées, confusion, convulsions, perte de connaissance, rythme cardiaque accéléré et hypertension artérielle. Le monoxyde de carbone attaque le système nerveux central et peut provoquer des hallucinations ainsi qu'une exaltation des émotions, conduisant parfois la victime à vivre des « expériences paranormales ». Les symptômes légers sont fréquemment confondus avec d'autres affections telles que la grippe, la dépression, le syndrome de fatigue chronique ou la migraine. De nombreuses victimes souffrent de lésions cardiaques permanentes après une exposition, et jusqu'à 500 personnes par an perdent la vie à cause de ce gaz.
La détection
Comme les détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone, les détecteurs de méthane permettent de vous alerter en présence de gaz dangereux. L'alarme sonore constitue une protection essentielle contre l'intoxication et contre les explosions pouvant résulter de fuites de méthane.
À retenir
Les niveaux de méthane varient d'une région à l'autre. Ce gaz est produit naturellement par les zones humides, les termites, les plans d'eau douce, les océans, le pergélisol et les incendies de forêt. La majorité des émissions naturelles provient des zones humides, les termites constituant la deuxième source naturelle la plus importante.
Source : https://jardin.98905.com/furniture/tables/1007039700.html
