Lorsque vous montez un escalier, vous ne pensez généralement pas à sa construction sous vos pieds. Pourtant, dès qu'il s'agit de rénover, de construire ou de modifier un escalier, les éléments qui le composent deviennent essentiels. Le giron et la contremarche sont des parties intégrantes de toute volée de marches, et comprendre leurs différences vous aidera à suivre correctement les instructions d'un projet de rénovation ou de construction d'escalier.
Le giron
Le giron désigne la surface horizontale de chaque marche, celle sur laquelle vous posez le pied en montant. Pour retenir facilement ce terme : la semelle de votre chaussure se pose sur le giron de l'escalier.
En règle générale, le giron doit mesurer au moins 23 cm (9 pouces) de profondeur, mais il est indispensable de vérifier les exigences de votre code du bâtiment local pour confirmer cette valeur. Un giron trop étroit empêche de poser entièrement le pied sur la marche et augmente le risque de trébuchement. À l'inverse, des girons trop larges obligent à faire deux pas pour passer d'une marche à l'autre, ce qui demande un effort supplémentaire lors de la montée.
La contremarche
La contremarche est la partie verticale de chaque marche. La distance entre les girons détermine sa hauteur, mais tous les escaliers n'en possèdent pas. Certains escaliers, notamment ceux installés à l'extérieur ou dans des locaux techniques, n'ont pas de panneau entre les marches.
Comme on peut voir entre les marches jusqu'à l'espace situé sous l'escalier, ces modèles sans contremarche sont appelés « escaliers à marches ouvertes ». Les escaliers à marches fermées, quant à eux, intègrent des contremarches.
En général, les normes imposent une hauteur maximale d'environ 20 cm (8 pouces) par contremarche afin de faciliter la montée, mais cette valeur varie selon les régions. Si vous construisez votre propre escalier, consultez impérativement les codes du bâtiment locaux concernant la hauteur des contremarches.
Calculer le nombre de contremarches
Des mesures précises de l'espace destiné à accueillir l'escalier vous permettront de déterminer le nombre de marches nécessaires en fonction des dimensions du giron et de la contremarche exigées par votre réglementation locale.
Utilisez un fil à plomb pour mesurer la distance verticale entre le sol de l'étage inférieur et celui de l'étage supérieur. Divisez cette mesure par la hauteur maximale autorisée par la réglementation pour obtenir le nombre de contremarches nécessaires, puis arrondissez au nombre entier supérieur. Divisez enfin la hauteur totale par ce nombre de contremarches pour connaître la hauteur réelle de chacune.
Calculer la profondeur du giron
La profondeur des marches est directement liée à la hauteur des contremarches. Une règle empirique courante consiste à soustraire la hauteur de la contremarche de 17 ou 18 (en pouces) pour obtenir la profondeur du giron. Par exemple, si vos contremarches mesurent 7,5 pouces (environ 19 cm), le giron pourra varier entre 9,5 et 10,5 pouces (environ 24 à 27 cm). Cette méthode s'apparente à la formule de Blondel, utilisée par les professionnels pour garantir un escalier confortable et sécurisé.
Multipliez ensuite la profondeur du giron par le nombre de contremarches pour déterminer la longueur totale nécessaire à une volée droite. Soustrayez enfin une profondeur de giron pour compenser le sol situé en bas de l'escalier : vous obtenez ainsi la distance réelle requise pour l'ensemble des marches.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/walkways/1007030866.html
