Deux plantes de la même famille, mais des caractères bien distincts
Le lantana et la verveine appartiennent à la même famille botanique, celle des Verbénacées. Toutes deux offrent des floraisons éclatantes et apprécient la chaleur comme le plein soleil. Malgré ces points communs, il s'agit de plantes différentes aux caractéristiques bien distinctes. Faciles à cultiver toutes les deux, l'une se révèle toutefois plus simple que l'autre — ce qui peut parfois constituer un inconvénient.
Le lantana : un arbuste généreux au feuillage rugueux
Le lantana est un arbuste au feuillage rugueux et dentelé qui produit des fleurs colorées regroupées en capitules d'environ 5 cm de diamètre. Chez certains cultivars, un même capitule peut présenter plusieurs couleurs simultanément, créant un effet multicolore spectaculaire.
L'espèce la plus répandue, le lantana commun (Lantana camara), originaire des régions tropicales, est généralement cultivée comme une annuelle sous les climats tempérés, mais elle reste rustique jusqu'aux zones USDA 8 à 11. Sa croissance est rapide : dans de bonnes conditions, elle forme des touffes buissonnantes pouvant atteindre 1,80 m de haut sur 2,40 m de large. Certains cultivars compacts, comme « Patriot Cowboy », ne dépassent cependant pas 30 cm de hauteur.
Le lantana pleureur (Lantana montevidensis), quant à lui, adopte un port retombant plutôt qu'érigé et résiste dans les zones USDA 8b et plus clémentes.
La verveine : une floraison abondante et durable
Les plantes du genre Verbena présentent des ports très variés, mais elles partagent un atout majeur : une floraison abondante et colorée qui s'étale sur une longue période. C'est ce qui en fait des incontournables des bordures et des massifs. Contrairement au lantana, leurs fleurs ne forment jamais de capitules multicolores, même si les teintes varient selon les espèces et les cultivars.
La verveine de Buenos Aires (Verbena bonariensis) est une vivace qui fleurit sur de hautes tiges dressées pouvant atteindre 1,80 m. À l'inverse, la verveine du Canada (Verbena canadensis) reste basse : des cultivars comme « Homestead Purple » culminent autour de 30 cm. Les verveines vivaces résistent dans les zones USDA 7 à 10, mais elles sont souvent cultivées comme annuelles dans les régions plus froides.
Culture et entretien : deux exigences différentes
Tolérants à la chaleur, le lantana et la verveine donnent le meilleur d'eux-mêmes en plein soleil. Ils s'accommodent de divers types de sols, à condition que celui-ci soit bien drainé.
En règle générale, le lantana est la plante la plus robuste : il réclame peu d'attention au jardinier. La verveine, elle, se montre un peu plus exigeante. Le lantana supporte remarquablement la sécheresse — au point qu'un excès d'eau peut nuire à sa floraison. La verveine tolère également la sécheresse une fois bien installée, mais elle fleurira moins généreusement si elle manque d'eau.
Côté fertilisation, la verveine apprécie deux apports par saison d'un engrais équilibré de type 16-4-8, tandis que fertiliser le lantana risque au contraire de freiner sa floraison.
Points de vigilance : toxicité et invasivité
Le lantana présente quelques inconvénients absents chez la verveine. Ses feuilles rugueuses dégagent une odeur désagréable lorsqu'on les froisse, et ses feuilles ainsi que ses baies sont toxiques en cas d'ingestion. Dans les climats chauds, il peut s'implanter spontanément et se propager rapidement : son caractère envahissant pose problème dans certaines régions comme le Texas, la Floride ou Hawaï.
La verveine, pour sa part, n'est ni toxique, ni envahissante, ni odorante. Un argument de poids si vous avez des enfants ou des animaux domestiques au jardin.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/flower-basics/1007020624.html
