Le mur de soubassement d'une fondation en béton est essentiellement le mur porteur qui relie la fondation d'un bâtiment aux murs verticaux de la structure édifiée au-dessus de celle-ci. Il transmet la charge de la construction à la semelle de fondation, laquelle répartit le poids du bâtiment sur une surface plus large. Les murs de soubassement revêtent une importance particulière dans les zones exposées aux séismes, aux inondations et à d'autres événements climatiques majeurs. À noter que les exigences de construction varient d'une municipalité et d'un département à l'autre.
Anatomie
La semelle est solidaire du mur de soubassement, qui rejoint généralement un pare-vapeur au niveau du sol, puis s'élève d'au moins 45 cm (18 pouces) au-dessus du terrain pour être coiffé d'une barrière anti-termites, d'une lisse basse, d'une solive de rive traitée et des solives de plancher. La base de la semelle située sous le mur de soubassement est positionnée sous la ligne de gel. Une fondation « à deux coulages » tire son nom des coulages distincts réalisés pour la semelle et pour les murs. Des barres verticales, appelées attentes ou goujons, assurent la liaison entre les deux : elles sont coudées à leur base dans la semelle et s'étendent sur au moins 35 cm (14 pouces) dans le mur de soubassement, une disposition indispensable dans les régions sismiques. En effet, sans ces attentes, le mur de soubassement risquerait de glisser hors de la semelle lors d'un tremblement de terre.
Variantes
La dalle monolithique, également appelée fondation sur terre-plein (ou dalle au niveau du sol), combine la semelle, le mur de soubassement et une dalle de béton servant de plancher en un seul coulage. Ce type de fondation impose des exigences spécifiques concernant les attentes horizontales et verticales ainsi que les barres d'armature. La dalle formant le plancher doit présenter une épaisseur de plusieurs centimètres.
Considérations importantes
Un enjeu majeur de la construction d'un mur de soubassement réside dans la maîtrise de l'humidité. Il convient de veiller à empêcher toute infiltration d'eau dans le mur. Un drain français installé tout autour du périmètre contribue efficacement à limiter l'humidité. Des produits d'étanchéité pour fondations peuvent également être bénéfiques ; aussi bien les enduits traditionnels à base de dérivés pétroliers que les solutions non toxiques sont disponibles dans le commerce. Quant aux largeurs minimales de semelle, elles dépendent de la capacité portante du sol et du poids de la structure. Dans le cas de sols particulièrement médiocres, l'utilisation d'un mur de soubassement traditionnel en béton ou en maçonnerie peut être proscrite.
Système de fondation alternatif
L'autre type de fondation le plus répandu pour un système de plancher surélevé est la fondation sur poteaux et poutres (dite « pier-and-beam »). Ces fondations sur poteaux sont généralement réalisées en briques ou en blocs de béton, reposant sur des semelles individuelles en béton armé ou sur des semelles filantes continues. L'espacement des poteaux dépend en partie des plans de charpente du plancher. Les poteaux sont ensuite recouverts d'une barrière anti-termites, puis coiffés de la poutre de seuil et des solives de plancher.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007032111.html
