Les marguerites cultivées comme sauvages partagent un atout commun : elles attirent les papillons. Érigéron annuel, grande marguerite, marguerite de Shasta, rudbeckie hérissée, aster ericoides, bident, échinacée pourpre et rudbeckias appartiennent tous à la vaste famille botanique des astéracées. Des papillons aussi variés que le machaon, le flambé du sassafras, la piéride du chou, l'argus à queue courte ou encore le portecoupe gris sont irrésistiblement séduits par ces fleurs ensoleillées. Multiplier les variétés de marguerites dans votre jardin est donc la meilleure garantie d'y observer de nombreux papillons.
Le nectar des marguerites : un festin pour les papillons
Pour survivre, les papillons ont besoin de nectar pour se nourrir, mais aussi d'abris où pondre leurs œufs, lesquels donneront naissance à des larves, des chenilles puis à de nouveaux papillons. Les fleurs de la famille des marguerites remplissent parfaitement ces deux rôles essentiels. Les plantes mellifères fournissent l'alimentation dont les papillons ont besoin dès leur sortie du stade chenille, au moment où ils commencent à voler.
L'échinacée, vivace sauvage des prairies nord-américaines à l'allure de marguerite, offre une floraison généreuse tout au long de l'été. Le machaon est particulièrement attiré par l'échinacée pourpre et trouve dans son nectar de quoi soutenir tout son stade adulte. Pour siroter ce nectar liquide, les papillons déploient leur longue trompe souple, en forme de tube.
Des plantes hôtes indispensables
Au-delà du simple nectar, certaines marguerites jouent également le rôle de plantes hôtes : les femelles y déposent leurs œufs et les chenilles s'y développent en consommant feuilles et fleurs. Cette double fonction de garde-manger et de pouponnière fait des astéracées un choix incontournable pour tout jardinier souhaitant favoriser la biodiversité.
Chaque papillon a ses préférences
Installer une large diversité de fleurs de type marguerite garantit un approvisionnement en nectar tout au long de l'année, car chaque espèce de papillon possède ses propres goûts. Le portecoupe gris, par exemple, raffole du nectar de l'aster ericoides, du tithonia (tournesol mexicain), de l'échinacée, de l'aster blanc et du bident. Quant à la phyciide tharos, un petit papillon orange marqué de brun, elle pond ses œufs sur le rudbeckie hérissé, les échinacées et les asters blancs, dont les feuilles et les fleurs nourrissent ensuite ses chenilles.
Associer annuelles et vivaces pour un jardin accueillant
Mélanger marguerites annuelles et vivaces permet d'attirer une grande variété de papillons au jardin. Les annuelles de la famille des astéracées — marguerite de Paris, cosmos, tournesols et asters — offrent abri et nectar pendant une seule saison. Les vivaces, comme la marguerite de Shasta, l'échinacée ou le coréopsis, repoussent, fleurissent puis disparaissent chaque hiver avant de revenir pendant plusieurs années, selon les espèces. Le hespérie sachem, petit papillon brun tendre orné de motifs blancs, puise par exemple son nectar dans le rudbeckie hérissé vivace et les asters annuels.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/specialty-gardens/1007113467.html
