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Terrariums : comment fonctionne le recyclage naturel de l'air et de l'eau ?

Les terrariums sont de petits écosystèmes autonomes, généralement réalisés en verre, capables de soutenir la vie végétale avec un entretien minimal, voire nul. C'est le Dr Nathaniel Ward qui créa le premier terrarium par accident en 1829. Ces mini-jardins connurent ensuite un immense succès en Angleterre à l'époque victorienne, où de nombreux foyers en abritaient fièrement.

Comment l'air est-il recyclé dans un terrarium ?

Pendant la journée, les plantes absorbent la lumière du soleil, le dioxyde de carbone et l'eau, puis libèrent de l'oxygène grâce à un processus appelé photosynthèse. Elles stockent ainsi l'énergie et les nutriments qu'elles produisent, ce qui leur permet, avec les éléments du sol, de fonctionner, de grandir et de se reproduire.

Par ailleurs, tout comme les êtres humains, les plantes respirent en permanence : elles absorbent de l'oxygène et rejettent du dioxyde de carbone. En journée, elles consomment plus de dioxyde de carbone que d'oxygène, car la lumière du soleil leur permet de photosynthétiser. La nuit, en l'absence de lumière, elles absorbent davantage d'oxygène.

Dans un terrarium hermétique, ce cycle naturel s'avère parfaitement équilibré : le dioxyde de carbone nécessaire à la photosynthèse diurne est reconstitué chaque nuit grâce à la respiration des plantes.

Comment les plantes reçoivent-elles suffisamment d'eau ?

Une fois construit, un terrarium peut fonctionner longtemps sans aucun arrosage. Sous l'effet de la chaleur du jour, l'eau s'évapore du sol et des feuilles des plantes, puis se condense en fines gouttelettes sur les parois de verre. Cette eau finit par retomber dans le substrat, et le cycle recommence indéfiniment.

Un terrarium correctement équilibré se reconnaît à la légère brume qui se forme régulièrement sur ses parois : c'est le signe que son microclimat fonctionne bien.

Les matériaux nécessaires pour créer un terrarium

Le verre transparent est vivement recommandé afin que la lumière atteigne au maximum les plantes. Cela dit, il est tout à fait possible de recycler des objets du quotidien, comme des bouteilles d'huile d'olive ou de vin vides, pour réaliser un contenant original et économique.

Concernant le substrat, le Jardin botanique de Toronto recommande un mélange composé de :

  • Trois parts de terreau stérilisé ;
  • Deux parts de perlite ou de sable pour assurer un bon drainage ;
  • Une part de tourbe ou de vermiculite pour permettre au sol de retenir l'oxygène et l'humidité.

Lors du choix des plantes, misez sur la variété pour obtenir un rendu visuel intéressant : jouez avec les hauteurs, les formes et les couleurs différentes. Veillez à sélectionner des sujets sains, exempts d'insectes, avec des feuilles bien vertes et non jaunies. Les plantes subtropicales prospèrent particulièrement bien dans ces environnements humides et confinés.

Brève histoire du terrarium

C'est en 1829 que le Dr Nathaniel Ward, médecin londonien passionné de botanique et d'entomologie, observa une chrysalide d'insecte. Pour suivre sa métamorphose, il plaça celle-ci dans un bocal fermé, accompagnée d'un peu de mousse.

Ward remarqua alors que de la condensation se formait en haut du récipient avant de redescendre vers la mousse le soir venu. Quelque temps plus tard, il aperçut une jeune pousse qui avait germé dans le bocal et décida de le placer à l'extérieur de sa fenêtre, sans jamais y toucher. Même sans aucun arrosage ni intervention de sa part, les plantes contenues dans le bocal survécurent et prospérèrent pendant quatre années entières. Cette observation fortuite donna naissance à ce qu'on appela alors « la caisse de Ward », ancêtre direct du terrarium moderne.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/specialty-gardens/1007113128.html
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