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Comment transplanter un forsythia : le guide complet étape par étape

Après un long hiver rigoureux, alors que les narcisses et les tulipes éveillent l'appétit floral, quel bonheur de contempler un forsythia couvert de fleurs jaune éclatant qui illuminent ses branches et réchauffent le paysage qui se réveille ! Après cette exubérance printanière, l'arbuste passe discrètement au second plan, mais il ne demande presque aucun entretien et mérite pleinement sa place au jardin.

Cependant, le forsythia peut devenir volumineux et occuper plus d'espace que prévu. Le déplacer est alors une excellente solution. Bonne nouvelle : cet arbuste est très tolérant et se remettra rapidement du choc de la transplantation.

Matériel nécessaire

  • Sécateur, ébrancheur ou scie d'élagage
  • Pelle
  • Fourche de jardin
  • Compost
  • Toile de jute (facultatif)

Préparation

  1. Choisissez la bonne période. Le moment idéal est le tout début du printemps, avant l'apparition du feuillage, afin d'éviter toute déshydratation. Les conditions printanières favorisent la croissance et aident la plante à surmonter le choc de la transplantation. L'automne constitue la deuxième meilleure période, lorsque les températures sont plus douces et le soleil moins intense.
  2. Sélectionnez un nouvel emplacement. Le forsythia doit être exposé en plein soleil pour bien fleurir. Tous les types de sol lui conviennent. Prévoyez un espace d'au moins 3 mètres de diamètre pour laisser place à sa croissance future, puis débarrassez la zone de toute végétation et de tout débris.
  3. Arrosez abondamment la veille. Ce trempage aidera les racines à survivre à la transplantation. Pour un sujet mature, placez un tuyau au pied de la plante et laissez l'eau s'écouler en filet pendant au moins une heure de chaque côté. Pour un jeune plant, arrosez normalement la zone racinaire en apportant l'équivalent de 2,5 cm d'eau.
  4. Rajeunissez l'arbuste. Supprimez complètement un tiers des branches à leur base, à l'aide d'un sécateur, d'un ébrancheur ou d'une scie d'élagage selon leur épaisseur. Privilégiez les branches les plus anciennes et les plus grossières. Attachez ensuite les branches restantes avec une sangle élastique ou de la ficelle afin de dégager la base de la plante.

Déterrement

  1. Tracez un cercle autour de la base. Creusez sur la profondeur d'un coup de bêche, avec un diamètre égal à environ quatre fois la largeur de la base. Par exemple, si le groupe de tiges mesure 15 cm de diamètre au niveau du sol, le cercle devra faire 60 cm de diamètre.
  2. Ameublissez le pourtour. Utilisez une fourche de jardin sur le bord extérieur de la zone racinaire pour éliminer l'excédent de terre. Vous allégerez ainsi la motte sans perdre de racines. Ne retirez jamais toute la terre : la motte finale doit conserver environ 30 cm de diamètre en moyenne, selon la taille de la plante.
  3. Dégagez la motte. Inclinez la pelle et ameublissez la motte tout autour et sous la plante, en creusant jusqu'à 30 cm de profondeur. Quelques racines peuvent nécessiter une coupe au sécateur pour libérer la motte. Retirez éventuellement un peu de terre supplémentaire sur les côtés pour obtenir une masse facilement manipulable.
  4. Transportez la plante. Sortez-la du trou et déposez-la sur une bâche ou dans une brouette. Veillez à garder la terre intacte autant que possible. Si elle est trop friable, enveloppez la motte dans une toile de jute et attachez-la fermement jusqu'à la plantation.

Plantation

  1. Creusez le trou de plantation. Il doit être aussi profond que la motte et trois fois plus large. Conservez la terre extraite pour le rebouchage. Si elle est très sableuse, incorporez-y 20 à 30 % de compost : même si le forsythia tolère les sols sableux, ce compost améliorera la rétention d'eau et garantira la réussite de la transplantation.
  2. Hydratez le fond du trou. Remplissez-le d'eau à moitié et laissez bien s'infiltrer.
  3. Positionnez la plante. Placez-la dans le trou en vérifiant qu'elle se trouve exactement à la même hauteur qu'avant. Ajustez si nécessaire.
  4. Rebouchez et tassez. Ajoutez la terre de rebouchage en compactant légèrement au fur et à mesure, afin d'assurer un contact étroit entre les racines et le sol sur tout le pourtour. Le niveau final doit affleurer le terrain environnant. Formez ensuite une petite cuvette de quelques centimètres de haut autour de la zone racinaire : elle retiendra l'eau et la dirigera vers les racines.
  5. Arrosez généreusement. Versez l'eau jusqu'au sommet de la cuvette, laissez infiltrer, puis renouvelez. Si le sol se tasse et descend sous le niveau du terrain, comblez avec de la terre supplémentaire.

Entretien après la transplantation

  1. Paillez le pied. Étalez une couche de 5 cm de paillis d'écorce organique autour de la zone racinaire.
  2. Maintenez un arrosage régulier. Gardez la plante bien hydratée durant toute la saison. En règle générale, 2,5 cm d'eau par semaine suffisent, mais les besoins varient selon la nature du sol et la météo.

Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/shrubs/1007112691.html
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