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Ravageurs du groseillier à maquereau : identification et traitements naturels

Peu chargées en pépins, les groseilles à maquereau (Ribes uva-crispa) se prêtent aussi bien à la confection de confitures et de garnitures pour tartes qu'à la consommation fraîche. Ce fruit parfumé pousse sur un arbuste rustique et tolérant au froid, capable de prospérer dans les zones de rusticité 3a à 8b du département américain de l'Agriculture (USDA). Malgré sa robustesse, le groseillier peut toutefois devenir la cible de plusieurs ravageurs. Voici comment les identifier et les combattre efficacement.

Les pucerons

Les pucerons sucent la sève des feuilles et des tiges du groseillier. Le miellat qu'ils sécrètent attire les fourmis et favorise le développement de la fumagine, un champignon noirâtre. En cas d'infestation importante, les feuilles jaunissent et s'enroulent, tandis que la fumagine entrave la photosynthèse.

Un savon insecticide pulvérisé sur l'ensemble du feuillage permet généralement de maîtriser l'invasion. Mélangez 2,5 à 5 cuillères à soupe (environ 40 à 75 ml) de savon insecticide dans 4 litres d'eau, puis versez la solution dans un pulvérisateur. Évitez toute application lorsque les températures dépassent 32 °C (90 °F) et préférez le petit matin : les conditions plus fraîches et humides ralentissent le séchage, or le savon insecticide n'est efficace que tant qu'il reste humide. Alternative écologique : introduire des prédateurs naturels des pucerons, comme les coccinelles.

La sésie du groseillier

Aussi appelée sésie à ailes transparentes, ce papillon pond ses œufs sur les tiges du groseillier au printemps. L'adulte ne vit qu'une semaine : son corps long et cylindrique lui donne l'allure d'une guêpe sans dard. À l'éclosion, les larves creusent des galeries dans les tiges ligneuses. Une infestation importante provoque le dépérissement des branches et des déformations visibles sur l'écorce.

La meilleure défense consiste à maintenir vos plants vigoureux, car les arbustes affaiblis ou mourants constituent leurs cibles privilégiées. Supprimez les débris et les branches dépérissantes dès leur apparition et éliminez individuellement les papillons que vous repérez : c'est généralement le moyen le plus efficace d'enrayer une infestation.

L'eudémis de la vigne

Ce papillon, dont les larves sont beige pâle et les adultes bruns, peut rapidement dévaster un groseillier si rien n'est entrepris. La première génération de chenilles, active à la fin du printemps et au début de l'été, dévore les fleurs ; la deuxième s'attaque aux fruits en plein été, ne laissant que des peaux vides et des pépins ; la troisième, à la fin de l'été et au début de l'automne, pénètre à l'intérieur des fruits et y tisse des fils soyeux qui exposent la plante aux infections fongiques.

Le recours à Bacillus thuringiensis (Bt), un bio-insecticide, permet de cibler les chenilles. Diluez une demi à quatre cuillères à café (2,5 à 20 ml) de Bt dans 4 litres d'eau et pulvérisez soigneusement tout l'arbuste en fin d'après-midi. N'intervenez pas si des pluies sont prévues dans les 24 heures et renouvelez le traitement tous les 10 jours si nécessaire.

Les araignées rouges

Ces acariens minuscules, qui ne dépassent guère 1 mm de long, tissent de fines toiles et aspirent la sève du feuillage, provoquant le jaunissement puis la mort des feuilles. Une infestation légère ne compromet généralement pas la santé de l'arbuste, mais maintenez néanmoins le sol frais et exempt de poussière autour du plant pour limiter leur prolifération.

Un spray d'ail constitue un répulsif naturel efficace. Écrasez deux à quatre gousses d'ail et mélangez-les avec 2 litres d'eau, une cuillère à café de liquide vaisselle et une cuillère à soupe d'huile végétale. Remuez, filtrez, puis transvasez dans un vaporisateur. Pulvérisez sur le dessus et le dessous des feuilles.

En résumé

Vigilance et bonnes pratiques culturales restent vos meilleurs alliés : inspectez régulièrement le feuillage et les tiges, favorisez la biodiversité au jardin et privilégiez toujours les traitements doux avant d'envisager des solutions plus radicales.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/outdoor-growing/1007026440.html
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