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Exigences d'humidité des orchidées : comment créer l'environnement parfait

Les orchidées intimident de nombreux jardiniers en raison de leur réputation de plantes difficiles à cultiver. Avec plus de 30 000 espèces recensées, il est logique que certaines soient bien plus exigeantes que d'autres. Les orchidées sauvages survivent rarement en intérieur, mais les variétés domestiquées comme les Phalaenopsis, Cattleya, Paphiopedilum et les nombreuses espèces de Dendrobium sont considérées comme faciles d'entretien. Ces orchidées présentent des besoins en humidité plus modestes, facilement atteignables dans un cadre domestique.

Épiphytes et terrestres : deux types aux besoins distincts

La plupart des orchidées sont épiphytes, c'est-à-dire qu'elles poussent fixées sur l'écorce des arbres ou sur un support similaire, avec leurs racines exposées à l'air. Les orchidées terrestres, quant à elles, se développent directement dans le sol. Ces dernières tolèrent généralement une humidité plus faible, car leurs racines peuvent puiser une partie de l'eau dont elles ont besoin. Le Paphiopedilum est un exemple classique d'orchidée terrestre, tandis que les Phalaenopsis, Cattleya et Dendrobium appartiennent au groupe des épiphytes.

Quel taux d'humidité idéal pour chaque variété ?

Chaque variété d'orchidée possède son propre taux d'humidité optimal, qui peut s'avérer difficile à atteindre. Les orchidées cultivées comme plantes d'intérieur réussissent précisément parce qu'elles font preuve d'une plus grande souplesse face à leur environnement. Conservez les orchidées épiphytes dans un espace où l'humidité dépasse 50 %. Les orchidées terrestres, elles, préfèrent un taux compris entre 40 et 50 %. Gardez un hygromètre à portée de main afin de mesurer l'humidité relative du microclimat entourant la plante.

Coupelles et billes d'argile : la méthode classique

De nombreux cultivateurs installent leurs plantes sur un lit de cailloux ou de billes d'argile disposés dans une coupelle large et peu profonde. La coupelle est ensuite remplie d'eau, juste assez pour que le liquide n'atteigne pas le fond du pot. En s'évaporant, cette eau augmente l'humidité autour de la plante. Un arrosage hebdomadaire reste néanmoins indispensable. Si trop d'eau s'écoule dans la coupelle, videz l'excédent afin que le pot ne baigne pas dans l'eau stagnante : une orchidée détrempée risquerait de voir ses racines pourrir.

Vaporisation et humidificateurs

Dans les logements où l'air est particulièrement sec, ou pour les orchidées ayant des exigences d'humidité exceptionnellement élevées, la vaporisation régulière ou l'usage d'un humidificateur sont vivement recommandés. Lorsque vous brumisez votre orchidée, évitez de mouiller le cœur de la plante (la couronne) et veillez à ce que les feuilles puissent sécher en quelques heures. Les mêmes règles s'appliquent à l'humidificateur : si la plante reste humide en permanence, c'est que le réglage est trop élevé. L'ajout d'un petit ventilateur permet de faire circuler l'air, d'évacuer l'excès d'humidité et de prévenir efficacement les maladies fongiques.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/orchids/1007026203.html
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