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La propagation du bananier : méthodes et techniques de multiplication

Le bananier : une herbe géante et non un arbre

Contrairement aux apparences, les bananes sont en réalité des baies qui poussent en grappes sur la tige florale de pseudo-troncs évoquant des troncs d'arbres. Le bananier n'est donc pas véritablement un arbre, mais une plante herbacée géante. Son « tronc » est constitué d'un fourreau de feuilles étroitement imbriquées les unes dans les autres.

La plante se développe à partir de rhizomes qui émettent un grand nombre de racines fibreuses, formant ainsi un réseau racinaire dense appelé souche-mère. Les bananiers prospèrent dans les zones tropicales ainsi que dans les régions subtropicales, à condition d'être protégés durant l'hiver. Ils apprécient particulièrement une forte humidité ambiante et une exposition généreuse au soleil.

Les variétés de bananes comestibles sont presque toujours multipliées par voie végétative. Voici les principales techniques utilisées.

Les différentes méthodes de propagation

Les graines

Les graines des variétés de bananes comestibles sont généralement absentes ou stériles. Les fleurs ne parviennent pas à être pollinisées et les fruits se développent sans pépins. Les petites taches brunes ou noires visibles dans la chair du fruit sont en réalité les vestiges d'ovules non fécondés. C'est pourquoi la multiplication par semis est réservée aux bananiers sauvages et ornementaux.

Les rhizomes ou cormus

Les bananiers se développent à partir de tiges souterraines appelées rhizomes ou cormus. Chaque rhizome contient de nombreux méristèmes, autrement dit des points de croissance capables de générer de nouvelles pousses.

Certains producteurs multiplient leurs plants en divisant le rhizome en fragments plus petits, chacun porteur d'un ou plusieurs méristèmes. On utilise généralement de petits éclats pesant entre 1 et 2 kg, bien que des morceaux plus volumineux puissent également convenir. Cette méthode présente toutefois un inconvénient majeur : la croissance est lente et il faut compter jusqu'à deux ans avant la première production de fruits.

Les rejets

Chaque bananier produit de nombreux rejets, aussi appelés « pups », à partir de sa souche-mère. Prélevés lorsqu'ils sont encore jeunes, ces rejets se développent rapidement en nouvelles plantes autonomes.

On distingue deux types de rejets : les rejets dits « en épée », reconnaissables à leurs feuilles étroites et pointues, sont les plus recherchés pour la multiplication car ils donnent des plants vigoureux ; à l'inverse, les rejets d'eau, caractérisés par leurs feuilles larges, produisent des plantes faibles et peu productives. L'avantage principal de cette technique est sa rapidité : la nouvelle plante peut fructifier dès l'année même du prélèvement.

La culture de tissus

Les techniques de micropropagation par culture de tissus sont extrêmement productives. La multiplication commerciale privilégie cette méthode pour deux raisons essentielles : les plantes obtenues croissent rapidement et elles ne transmettent pas de maladies, un problème récurrent avec la multiplication végétative traditionnelle.

Cette technologie reste toutefois relativement récente et n'est pas encore appliquée à l'ensemble des variétés de bananiers. Elle représente néanmoins l'avenir de la production bananière intensive.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/herb-basics/1007108375.html
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