Home & Garden >> Maison & Jardin >  >> Plants, Flowers & Herbs >> Culture des Tomates

À quelle fréquence arroser dans un système aéroponique ?

Qu'est-ce que l'aéroponie ?

L'aéroponie constitue une variante de l'hydroponie. Dans ce type de système, les plantes sont cultivées avec leurs racines suspendues dans un conteneur fermé et obscur. Contrairement à l'hydroponie classique, aucun gravier ni substrat ne soutient les racines : celles-ci sont donc constamment exposées à une teneur élevée en oxygène.

Un système aéroponique ne s'arrose pas au sens habituel du jardinage. Les racines sont pulvérisées ou brumisées avec une solution nutritive et maintenues dans une atmosphère dont l'humidité avoisine en permanence les 100 %. Les intervalles de pulvérisation varient selon le système utilisé et la culture choisie. Résultat : un développement racinaire optimal, qui favorise une absorption maximale de l'eau et des nutriments.

Un peu d'histoire

C'est la NASA qui a mis l'aéroponie sous les projecteurs dans les années 1960, lorsqu'elle a commencé à étudier des méthodes de production alimentaire sans sol, adaptées aux conditions de microgravité rencontrées lors des voyages spatiaux. L'agence spatiale américaine a ensuite poursuivi ses recherches à bord de la station Mir. Depuis, de nombreux systèmes aéroponiques commerciaux ont été développés pour la recherche, l'industrie et un usage domestique.

Les différents modes de distribution des nutriments

Les premiers systèmes aéroponiques utilisaient des buses orientées vers les zones de croissance racinaire de la chambre de culture. Depuis, plusieurs technologies alternatives ont vu le jour :

  • Système israélien : l'eau est pompée vers le haut de la chambre, où la force centrifuge génère une bruine de fines gouttelettes.
  • Système à plaque incurvée : une pompe projette l'eau contre une plaque bombée située au sommet de la chambre, qui la renvoie sous forme de fines gouttelettes vers la zone racinaire.
  • Système commercial australien : des jets de brumisation délivrent 10 litres de solution nutritive par heure.
  • Aero-Gro : également développé en Australie, ce système exploite la technologie ultrasonique pour fragmenter l'eau en une brume de gouttelettes extrêmement fines, fonctionnant comme un véritable nébuliseur.
  • Systèmes artisanaux : les versions faites maison reposent généralement sur de simples brumisateurs.

Certains dispositifs intègrent par ailleurs une couche de liquide au fond de la chambre, dans laquelle les racines peuvent s'enfoncer une fois qu'elles ont atteint une longueur suffisante.

À quelle fréquence pulvériser ?

Douglas Peckenpaugh, dans « Hydroponic Solutions : Vol. 1 », explique que plusieurs variables influencent la fréquence de pulvérisation ou de brumisation des racines : la température ambiante, le type de système aéroponique employé, la capacité de la pompe et la taille du système racinaire.

Pour les climats chauds, il recommande un cycle de pulvérisation de 15 secondes toutes les trois à cinq minutes, en veillant à ce que les racines ne se dessèchent pas. « The Big Book of Self-Reliant Living » (2e édition) préconise quant à lui de laisser fonctionner en continu les buses de brumisation basse pression, ou de les programmer selon un cycle de 20 secondes de marche pour 40 secondes d'arrêt.

Dans la pratique, il reste indispensable d'expérimenter afin de déterminer l'intervalle idéal pour votre système spécifique et la culture envisagée.

Les avantages de l'aéroponie

Les plantes peuvent être cultivées toute l'année sur un espace réduit, avec jusqu'à six cycles de récolte par an pour une culture comme la tomate. Le développement racinaire est excellent grâce à la forte disponibilité en oxygène et à l'humidité relative élevée. Selon la NASA, l'aéroponie permet de réduire la consommation d'eau de 98 %, celle d'engrais de 60 % et l'usage de pesticides de 100 %.

Les inconvénients à prendre en compte

Privées de sol ou de substrat, les racines ne disposent d'aucun tampon contre le manque d'humidité : il est donc crucial de choisir un intervalle de pulvérisation qui les maintienne constamment humides. À l'inverse, une pulvérisation continue annule les économies d'eau recherchées et favorise le développement des champignons. Walter Szykitka, dans « The Big Book of Self-Reliant Living », suggère d'ailleurs d'ajouter un fongicide à la solution nutritive pour prévenir la prolifération des pathogènes fongiques racinaires.

Par ailleurs, les buses de pulvérisation et de brumisation peuvent se boucher et doivent être contrôlées régulièrement. Enfin, l'installation d'un système aéroponique représente un investissement coûteux, et son entretien peut s'avérer chronophage.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-tomatoes/1007133281.html
Droits d'auteur © Maison & Jardin Tous droits réservés.