Le cerisier pleureur : un bel ornement sensible aux ravageurs
Le cerisier pleureur (Prunus subhirtella 'Pendula') séduit par sa silhouette gracieuse aux branches retombantes. Il atteint généralement une hauteur de 6 à 9 mètres, avec un étalement de 4,5 à 7,5 mètres. Son feuillage vert luisant prend une superbe teinte jaune doré avant de tomber à l'automne. Cet arbre est particulièrement apprécié pour ses fleurs rose très pâle, d'environ 2,5 cm de diamètre, qui éclosent au printemps, souvent avant même l'apparition des feuilles.
Toutefois, le cerisier pleureur est vulnérable à plusieurs infestations d'insectes, dont certaines provoquent des dégâts notables sur son feuillage. Voici les trois principaux ravageurs à surveiller et les moyens de les combattre efficacement.
Les pucerons
Selon l'Université de Floride (Extension), les pucerons figurent parmi les principaux insectes susceptibles d'endommager le feuillage du cerisier pleureur. Ces petits insectes au corps mou possèdent des pièces buccales allongées et spécialisées qui leur permettent de percer les tissus tendres de la plante afin d'en aspirer la sève. Leur couleur varie selon les espèces. En se nourrissant, ils provoquent la déformation, l'enroulement et le flétrissement des feuilles.
Au cours de leur alimentation, les pucerons sécrètent également une substance collante appelée miellat, qui favorise le développement d'un champignon noir sur le feuillage infesté. Pour limiter leur présence, il est essentiel d'inspecter régulièrement l'arbre. L'introduction de prédateurs naturels tels que les chrysopes, les syrphes et les coccinelles constitue une méthode de lutte biologique recommandée. En cas d'infestation importante, un traitement au savon insecticide ou à l'acéphate peut être envisagé.
Les tétranyques (araignées rouges)
L'Extension de l'Université de Floride identifie également les tétranyques comme des ravageurs capables d'abîmer les feuilles du cerisier pleureur. Ces acariens, apparentés aux araignées, aux tiques et aux scorpions, présentent une coloration variable selon les espèces. Les signes d'une infestation incluent un bronzage, un dessèchement ou une piquetée du feuillage, ainsi qu'une chute prématurée des feuilles, conséquence directe de leur alimentation sur la sève foliaire.
En cas d'attaque sévère, l'arbre subit un stress considérable qui peut compromettre sa vigueur. La lutte biologique repose sur l'introduction de prédateurs naturels comme certaines coccinelles foncées et les thrips prédateurs. Côté chimique, privilégiez des produits spécifiquement conçus contre les acariens, tels que les acaricides ou les miticides.
Les chenilles à tente
Toujours selon l'Extension de l'Université de Floride, le feuillage du cerisier pleureur peut être sérieusement endommagé par les chenilles à tente. Ces chenilles doivent leur nom à leur habitude de tisser, grâce à leurs fils de soie, de vastes toiles en forme de tente au-dessus de leurs zones d'alimentation, avant de dévorer les feuilles situées en dessous. Elles hivernent sous forme d'œufs et commencent à émerger au printemps et en été.
Particulièrement voraces, ces chenilles dévorent toute la surface des feuilles, n'épargnant que les nervures. Pour limiter les dégâts, taillez et détruisez rapidement les petites zones touchées de l'arbre. Comme traitement chimique, l'application d'un spray à base de Bacillus thuringiensis sur l'arbre infesté est vivement recommandée : cette bactérie biologique est efficace tout en respectant l'environnement.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-sunflowers/1007025135.html
