Les rosiers sont sensibles à de nombreuses maladies, mais la plupart d'entre elles peuvent être évitées et s'identifient facilement. Elles se traitent en outre souvent sans recourir aux produits chimiques. Parmi les affections les plus fréquentes touchant les rosiers figure celle qui donne aux feuilles, aux tiges et aux fleurs un aspect moisi, comme recouvert de moisissure ou d'une poussière blanche : il s'agit de l'oïdium, également appelé « maladie du blanc ».
Identifier l'oïdium sur les rosiers
L'oïdium se manifeste par un feutrage blanc et poudreux qui recouvre les feuilles du rosier, mais aussi parfois ses jeunes tiges et ses boutons floraux. La maladie provoque également l'enroulement des jeunes feuilles, qui peuvent prendre une teinte violacée. Elle ralentit la croissance de la plante et peut, dans les cas les plus graves, entraîner sa mort.
En général, l'oïdium apparaît d'abord sur les jeunes pousses. Il arrive que la face supérieure de la feuille paraisse saine alors que la face inférieure est déjà couverte de ce dépôt blanchâtre. Une observation régulière des deux côtés des feuilles permet donc de détecter l'infection au plus tôt.
Prévenir l'apparition de la maladie
L'oïdium se développe particulièrement par temps humide, ou lorsque des journées chaudes sont suivies de nuits fraîches. Il est causé par un champignon, Sphaerotheca pannosa, dont les spores restent dormantes dans l'attente de conditions favorables avant de se développer sur la plante.
Le jardinier peut limiter ces conditions favorables en adoptant quelques gestes simples :
- Arroser au pied du rosier, jamais par aspersion sur le feuillage ;
- Arroser le matin plutôt que le soir, afin que l'humidité s'évapore rapidement ;
- Planter les rosiers en plein soleil, exposition qu'ils apprécient particulièrement ;
- Éviter une plantation trop dense : un espacement suffisant garantit une bonne circulation de l'air entre les plants ;
- Maintenir une bonne nutrition : les plantes carencées en éléments nutritifs sont plus vulnérables aux maladies.
Traitement classique
Pour traiter l'oïdium, commencez par supprimer toutes les parties atteintes de la plante. Jetez les déchets malades à la poubelle et non au composteur, car le compostage des végétaux infectés risque de propager la maladie. Ramassez également et éliminez toutes les feuilles tombées au sol.
Les plantes peuvent aussi être pulvérisées avec un fongicide, même si ces produits s'avèrent plus efficaces en prévention qu'en curatif. Le site de vulgarisation de l'Université d'État de l'Ohio recommande les fongicides contenant du triadiméfon, de la triforine ou du thiophanate-méthyle.
Traitement biologique : le lait dilué
Un mélange composé d'une part de lait de vache pour neuf parts d'eau constitue également un traitement efficace contre l'oïdium, comme l'a démontré le scientifique Wagner Bettiol dans une étude publiée en septembre 1999 dans la revue Crop Protection. Pulvérisé sur le feuillage, ce remède présente un double avantage : il est économique et entièrement biologique. Surtout, il s'est révélé capable de réduire la maladie jusqu'à 90 %.
D'autres solutions naturelles complémentaires existent, comme le bicarbonate de soude dilué dans l'eau avec un peu de savon noir, ou encore le soufre mouillable, traditionnellement utilisé contre les maladies cryptogamiques du rosier. Quelle que soit la méthode choisie, la clé du succès réside dans une intervention rapide dès les premiers signes d'infection.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007024735.html
